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La brique de lait à « La marque du consommateur » s'expose au Sial

À l'occasion du Sial, La Laiterie de St Denis de l'Hôtel (LSDH) a présenté sur son stand une brique géante de lait sous l'estampille « C'est qui le patron, la marque du consommateur ».

© rd

Tout est parti de la coopérative Bresse Val de Saône (51 exploitations). Des producteurs qui, suite à la fermeture en 2013 de la Laiterie de Leyment (Ain) à laquelle ils étaient rattachés, ont dû trouver des collecteurs. Eurosérum a assuré jusqu'ici la continuité de leur activité mais « Sodiaal n'a pas pu aller jusqu'au bout et concrétiser notre intégration », regrette Martial Darmon, son président.

En désespoir de cause, et armé d'une plaquette décrivant les pratiques des producteurs, il s'est rapproché des magasins locaux en demandant de l'aide. Parvenue aux oreilles de Marc Delage, responsable des produits frais chez Carrefour, leur requête s'est vue récompensée par une rencontre avec le collectif Les Gueules cassées, créé en 2012 pour agir contre le gaspillage alimentaire notamment. « Nous avions réfléchi il y a deux ans à une marque des consommateurs sans aboutir à ce moment-là », explique Nicolas Chabanne son fondateur et dirigeant. « Nous avons lancé le 13 août dernier sur notre site un questionnaire pour établir le cahier des charges d'un lait équitable. Nous avons recueilli pas loin de 7 000 réponses. On ne s'attendait pas un tel élan. » Rejoint par LSDH, le projet s'est affiné. L'entreprise a contractualisé avec 50 producteurs pour prendre toute la production, soit 26 millions de litres dont 7 à 10 millions de litres seront sous la marque des consommateurs rémunérés à 0,39 EUR/l (valeur intouchable) pour un lait positionné par les consommateurs à 0,99 EUR/l(garanti sans OGM).

DANS 5 200 MAGASINS CARREFOUR

Distribué dans les 5 200 points de vente Carrefour en exclusivité dans un premier temps, ce lait a vocation à être commercialisé par d'autres enseignes. « Elles sont trois à avoir fait la demande », avoue Nicolas Chabanne. Et ce n'est pas tout. « Cette démarche va être étendue à d'autres produits laitiers avec d'autres producteurs et industriels. Un fromage blanc est en préparation », révèle-t-il. Côté producteurs, ils mettent sur pied avec Carrefour et LSDH un lait régional des éleveurs de Bresse Val-de-Saône en bouteille, pour un prix du lait payé aux producteurs de 0,35 EUR/l. « Enfin, nous étudions la reconversion dans le bio si notre projet ne remplit pas ses promesses », expose Martial Darmon. Pour l'instant, l'accueil de la démarche dépasse tous les espoirs. Et un seul producteur s'est retiré de l'aventure.

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