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Emballage
Juste bio se met au zéro plastique

Développement du vrac, création d’un emballage biodégradable et compostable, construction d’une usine « zéro plastique », la marque Juste bio de la société Un air d’ici veut limiter son impact environnemental et créer une croissance durable.

Juste Bio développe le vrac en GMS depuis cinq ans.
© DR

À partir de mars 2020, la marque Juste bio fait le pari d’être la première PME européenne sans emballage polluant. Plusieurs engagements amènent l’entreprise Un air d’ici à relever ce défi à partir de l’année prochaine. Première étape : le développement de la commercialisation de fruits secs, graines et légumineuses en vrac. « Proposer des fruits secs en vrac réduit non seulement le gaspillage alimentaire mais élimine aussi 150 tonnes d’emballage plastique par an. Pour une PME, c’est énorme d’économiser 150 tonnes d’emballage plastique », explique Franck Bonfils, président de la société.

Depuis cinq ans, Un air d’ici travaille à tendre vers une démarche sans plastique. Le développement du vrac en grandes distributions a été une première étape, qui lui a permis de multiplier par dix son chiffre d’affaires, passant de 5 millions d’euros en 2014 à 50 millions d’euros en 2018. Le dirigeant veut aller encore plus loin dans son engagement en créant, avec une start-up, un emballage 100 % biodégradable et compostable.

Depuis le 1er juin 2019, toutes ses gammes snacking sont conditionnées dans ce nouveau packaging. Le « bioplastique », contrairement aux autres emballages biodégradables, conserve les mêmes propriétés techniques qu’un plastique classique issu de la pétrochimie, c’est-à-dire la protection de l’oxygène et à la lumière, une longue date de conservation (12 mois) et une résistance équivalente, tout en gardant la facilité d’ouverture, fait valoir la société.

Une usine de 10 000 m² sans « déchet polluant »

Enfin, dernière étape ultime de son engagement, la construction d’une usine de 10 000 m2 n’utilisant aucune matière plastique, aucun déchet polluant. « Nous ne nous sommes pas limités à l’emballage lui-même, mais avons travaillé sur toute notre chaîne logistique, de la colle à l’encre des étiquettes. On marque au laser sur l’emballage par exemple, on utilise de la colle végétale, on évite le scotch », détaille Franck Bonfils.

La nouvelle unité, qui sera mise en service en mars 2020, a nécessité un investissement de 15 millions d’euros. Installée à Carpentras (Vaucluse), l’usine a été pensée dans une démarche écologique de réduction du gaspillage et des emballages.

Être labellisé bio, c’est bien, mais j’ai peur que cela ne suffise plus

« Nous allons être la première usine d’Europe zéro plastique et zéro déchet polluant », ajoute fièrement Franck Bonfils. Le dirigeant n’était pas peu fier, lors de la visite de Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique, en mars 2019, de lui montrer ce qu’il est possible de faire, alors qu’elle venait de signer avec des grands groupes un pacte en faveur de la réduction et le recyclage des emballages plastique d’ici à 2025. « Quand des grands groupes affichent un horizon 2025, nous montrons que c’est possible de le faire dès 2020 », s’enorgueillit Franck Bonfils. Le dirigeant est convaincu que ses efforts participent au développement futur de l’entreprise. « Être labellisé bio, c’est bien, mais j’ai peur que cela ne suffise plus à l’avenir », conclut-il.

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