Aller au contenu principal

Charcuterie
Gilles Vérot conjugue artisanat et volumes

Le célèbre charcutier parisien dispose d’un atelier de fabrication moderne pour approvisionner ses boutiques parisiennes. Depuis son installation il y a trois ans, les volumes ont progressé de 40 %. Reportage.

Le célèbre charcutier parisien Gilles Vérot, dauphin en 2011 du championnat du monde du pâté en croûte, déploie désormais son savoir-faire artisanal à grande échelle. Avec sa femme Catherine, il a ouvert en novembre 2018 une quatrième boutique dans la capitale, située rue de Bretagne. « Nous allons même certainement en ouvrir une cinquième dans l’année », annonce le fils Nicolas, diplômé en droit des affaires et en management et entré depuis peu dans cette PME familiale en pleine croissance.

Pour soutenir sa croissance tout en conservant la qualité recherchée de ses fabrications, Gilles Vérot a investi il y a trois ans un atelier de 600 m2 situé à Ivry-sur-Seine en région parisienne. Une évolution qui était devenue nécessaire, selon Nicolas Vérot. « Les deux boutiques dans lesquelles nous fabriquions à Paris n’étaient plus adaptées. L’établissement d’Ivry-sur-Seine permet de fabriquer avec une meilleure régularité et dans des conditions sanitaires parfaites. L’atelier, aux normes européennes, est supervisé par une responsable hygiène et qualité », explique-t-il.

Nous avons aussi développé une partie en commerce BtoB

L’atelier de charcuterie approvisionne principalement les boutiques parisiennes du groupe, qui vendent à 90 % des produits faits maison, mais aussi quelques produits de négoce, comme les saucisses ou saucissons IGP. « Nous avons aussi développé une partie en commerce BtoB auprès de clients dont nous savons qu’ils s’inscrivent dans notre esprit de qualité », précise Nicolas Vérot. Les charcuteries Vérot sont ainsi vendues à l’Intercontinental, au restaurant Rural by Marc Veyrat ou à L’Étoile du Nord de Thierry Marx.

La qualité artisanale n’a pas été remise en cause pour autant. Les pâtés en croûte – spécialités de la maison – et autres jambons de Paris, terrines, pâtés, foies gras, boudins, saucisses, salades traiteur etc. sont produits dans les règles de l’art sous le contrôle de Gaël Radigon, artisan charcutier expérimenté et récompensé du titre de meilleur ouvrier de France 2018. Parmi l’équipe de 25 personnes qui s’active dans l’atelier figure également Olivier Horville, troisième du dernier championnat du monde du pâté en croûte.

En dépit de la modernité des lieux, toutes les étapes de fabrication sont réalisées de façon artisanale : préparation et désossage des viandes, nettoyage, épluchage et découpe des légumes, mise au sel des charcuteries, façonnage des terrines, préparation des plats traiteur, etc.

Approvisionnement auprès d’éleveurs et de Rungis

« Une attention particulière est apportée à la qualité et à la fraîcheur des approvisionnements », précise Nicolas Vérot. La Maison Vérot s’appuie sur un réseau d’éleveurs comme Laurent Guglielmi, producteur de porcs dans le Perche, Patrick Escudé pour le porc noir de Bigorre, ou Arnaud Tauzin, pour les volailles dans les Landes. Il s’approvisionne également à Rungis auprès des maisons Demarne, Reynaud, Daumesnil Primeurs, Alvidis, ABC Peyraud ou encore Cathelin-Cabadis. Depuis l’installation dans l’atelier d’Ivry-sur-Seine, les volumes ont progressé de près de 40 %.

Une présence internationale

Gilles Vérot a développé son réseau de boutiques à Londres, New York ou encore Toronto à l’aide d’un partenariat avec Daniel Boulud l’un des chefs français les plus connus aux États-Unis. Le savoir-faire de Gilles Vérot est ainsi testé au Bar Boulud de New York à Broadway, à Londres au sein du Mandarin Oriental de Hyde Park et enfin au café Boulud de Toronto. Les fabrications, supervisées par Gilles Vérot, sont réalisées sur place. Le charcutier français s’intéresse aussi à l’exportation. L’atelier d’Ivry-sur-Seine, désormais aux normes européennes, a ainsi été sollicité par un palace de Macao pour son jambon cuit.

Les plus lus

nuggets
Poulet : 72 % des approvisionnements de McDonald's couverts par un contrat avec LDC et ses partenaires

La chaîne de restauration rapide McDonald’s France a signé, vendredi 17 juillet, le nouveau contrat de fourniture de viandes…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage-…

moutons sur une passerelle de navire
14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?

Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le…

vaches dans un pré
Les prix des jeunes bovins retrouvent les niveaux de 2025, ceux des vaches baissent encore

Ce sont les prix des jeunes bovins qui ont le plus contribué à la baisse du prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Près de 100 000 t d’œufs importés par l’Europe en seulement 5 mois, la Turquie très présente

L’Union européenne a importé plus d’œufs en cinq mois que sur toutes les années complètes précédentes, antérieures à 2025.

Hausse des prix des céréales, entre tensions internationales et conditions de culture difficiles

Les prix du blé tendre, des orges et du maïs ont fortement progressé sur le marché physique français entre le 13 et le 20…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio