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Confiserie
François Doucet s’implique un peu plus en amont

Engagé aux côtés d’autres transformateurs dans le plan de relance de l’amande en Paca, François Doucet est en train de créer une société civile d’exploitation agricole pour cultiver 8 hectares d’amandiers.

Implanté à Oraison, dans les Alpes-de-Haute-Provence, le confiseur François Doucet fait partie des principaux acheteurs d’amandes en France. Un tiers de la production française passe dans son usine de transformation pour ses confiseries de chocolat. Aux côtés de quatre transformateurs, dont la Confiserie du Roy René, la société s’est engagée dans un plan de relance de la filière amandes de Provence il y a quelques années et a entamé une seconde phase début 2018.

Dans cette optique et dans celle de sécuriser ses approvisionnements, le confiseur va créer une société civile d’exploitation agricole (SCEA) afin d’exploiter 8 hectares de terrain et y planter des amandiers. Cette culture demande néanmoins de la patience, car les amandiers ne produisent qu’au bout de trois à cinq ans. Il est impossible pour l’entreprise de tracer les amandes qui seront cassées par la coopérative Sud Amandes, mais cet investissement de soutien à une filière locale s’intègre dans sa stratégie.

Ce terrain permettra probablement de récolter 2 t d’amandes brutes

« C’est une étape importante. Cette SCEA sera détenue par la holding et fera partie de notre groupe. Nous allons vers davantage d’intégrations de notre filière amont pour maîtriser notre approvisionnement, même si au regard de ce que l’on consomme c’est infinitésimal. Ce terrain permettra probablement de récolter 2 tonnes d’amandes brutes sur les 30 tonnes que nous utilisons », explique Jean-Marc Doucet, sixième génération de la famille Doucet à la tête de l’entreprise.

Contrat annuel pour acheter sur pied des fruits provençaux

François Doucet achète trois quarts de ses volumes de fruits nécessaires à la fabrication de ses 500 tonnes de pâtes de fruits en Région Paca. Les fruits achetés sur pied auprès de producteurs sont ensuite transformés en purée par le groupe Andros dans la vallée du Rhône. Pommes Golden des Alpes, poires Williams des Alpes, abricots orangés de Provence, figues du Var, coings de Provence sont concernés par ses achats locaux. Le quart restant, concernant principalement les fruits rouges, est acheté en purée de fruits IQF en provenance essentiellement d’Europe de l’Est.

La constitution de la SCEA pourrait donner des idées à l’entreprise pour sécuriser son approvisionnement sur d’autres fruits. « Nous nous faisons la main avec les amandes. Mais d’autres productions sont possibles, notamment celle sur les abricots qui est la plus sensible dans nos achats », souligne Jean-Marc Doucet.

Le processus de sélection des fruits est un des éléments qui a permis à l’entreprise d’obtenir le label Entreprise du patrimoine vivant en 2017, au côté du pralinage des amandes et noisettes, du glaçage des pâtes de fruit et de la macération des raisins. Avec ce label en poche, l’entreprise souhaite développer la notoriété de sa marque en France comme à l’étranger. L’exportation constituant le plus fort potentiel de croissance, la société cible l’Asie du Sud-Est, l’Europe du Nord et l’Amérique du Nord. En France, François Doucet réfléchit à l’idée de créer des boutiques à son nom. Les villes de la Région Paca seraient ciblées en priorité.

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