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Fin des négociations commerciales : « Le fait est que les PME et ETI s’affaiblissent »

Le président de la Feef (Fédération des entreprises et entrepreneurs de France), estime que les PME ont échappé à pire dans leurs négociations pour 2024, achevées le 15 janvier. Il souhaite que les règles soient modifiées. 

Léonard Prunier, président de la Feef, est prêt à poursuivre les travaux sur les relations commerciales
© SC

La date butoir des négociations commerciales annuelles était ce lundi 15 janvier pour les fournisseurs de produits de grande consommation réalisant moins de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le 8 janvier, d’après une enquête de la Feef auprès de ces adhérents, qui sont quasiment tous sous ce seuil, une entreprise sur deux avait conclu avec ses distributeurs. Léonard Prunier, président de la Feef, souhaitait hier soir que toutes seraient allées jusqu’au bout des négociations. La moyenne des tarifs obtenus se situait entre -1 et 0 % selon l’enquête, alors que la demande était de + 3%. Une demande bien en dessous des 7,30% de hausses de coûts des matières premières alimentaires aussi bien que les coûts des fournitures non alimentaires comme les emballages, et de la hausse de 62% de coût des énergies en 2023. Pour autant, Léonard Prunier considère que les PME et ETI ont échappé à pire en négociant avant les multinationales. Aucune information n’est établie par la Feef sur le comportement de telle ou telle enseigne à l’égard de ses fournisseurs.

Lire aussi: 24 cotations à surveiller en 2024

Deux points à régler en 2024

Les entreprises adhérentes de la Feef sont aussi fabricantes de MDD (marques de distributeurs). Pour elles les hausses se répercutent en cours d’année, les tarifs se réajustent plus rapidement. Pour autant les négociations sur les marques propres de début d’année donnent le ton, selon Léonard Prunier : « Je ne pense pas qu’il y ait une grande différence selon la part de MDD. Le fait est que les PME et ETI s’affaiblissent ». Aussi, le président de la Feef souhaite que deux point soient réglés en 2024 :

  • Le critère des 350 millions d’euros : Léonard Prunier s’intéresse au fait que, selon ses informations, « beaucoup de filiales de groupes ont tenté de passer avant le 15 janvier avec les PME ». Le seuil européen de 350 millions d’euros est interprété au niveau national. Le critère mériterait selon lui d’être précisé pour les négociations tarifaires en France.
  • Les hausses sanctuarisées : « En 2022, nos entreprises estimaient subir 23 à 30 % de perte. Pour 2023, 72% disaient faire moins qu’en 2022, souligne Léonard Prunier. Il va falloir rétablir de la rentabilité. Il va falloir trouver le moyen d’établir le juste prix en rayon en tenant compte de toutes nos hausses, pas seulement des produits agricoles »

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