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Filière laitière : Le Petit Basque dynamise les niches de l’ultra-frais

Marque du groupe Sill Entreprises, Le Petit Basque maintient ses volumes sur des segments de l’ultra-frais qui décrochent depuis un an. L’innovation reste son moyen privilégier pour les dynamiser.

Le Petit Basque a lancé en avril deux références de "douceur de chèvre".
Le Petit Basque a lancé en avril deux références de "douceur de chèvre".
© Le Petit Basque

En cumul annuel mobile au 7 mai 2023, les volumes de l’ultra-frais de brebis décrochent de 5,75 % et ceux de chèvre de 6,18 %. La consommation sur ces deux marchés de niche de l’ultra-frais laitier est tendue depuis 2018. L’arrivée de nouveaux intervenants axés sur le végétal a quelque peu cannibalisé l’offre des alternatives au lait de vache, le linéaire n’ayant pas augmenté. Et la valorisation est tout aussi compliquée. Sur la même période, le chiffre d’affaires a augmenté de 1,83 % en ultra-frais de brebis, mais a reculé de 1,46 % en chèvre. « L’ultra-frais de brebis est un marché de niche qui a connu de fortes progressions pendant plusieurs années, mais depuis 2018 et l’arrivée du végétal, il y a clairement une tendance à la stagnation », confie Katia Langbour, responsable marketing de la marque Le Petit Basque.

Nouvelle tentative sur le lait de chèvre

Dans cette conjoncture, Le Petit Basque maintient ses volumes et reste discret sur son chiffre d’affaires. Quand certains semblent se désengager, la marque du groupe Sill Entreprises reste convaincue que l’innovation va dynamiser le marché et permettre de recruter de nouveaux acheteurs. En Avril, elle a décliné sa recette emblématique « La douceur de brebis » en « douceur de chèvre », retentant l’expérience sur ce segment de l’ultra-frais de chèvre, quatre ans après une première tentative.

« Nous pensons pouvoir dynamiser le segment de l’ultra-frais de chèvre », Katia Langbour, responsable marketing de la marque Le Petit Basque

« Nous pensons pouvoir dynamiser le segment de l’ultra-frais de chèvre », espère Katia Langbour. « Avant il y avait un phénomène de croisement entre les acheteurs de lait de brebis et de lait de chèvre. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les acheteurs de lait de brebis restent sur le lait de brebis, et de même sur le lait de chèvre », complète Lionel Ripault, directeur commercial de la marque.

À l’automne prochain, elle étendra sa gamme brebis à de nouveaux parfums. « Nous capitalisons sur les deux familles qui fonctionnent, à savoir les brassés et les spécialités telles que le skyr », conclut le directeur commercial.

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