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Évolution limitée des cours des grains hexagonaux

Semaine du 21 au 28 novembre. Les prix du blé tendre ont cédé un peu de terrain sur le rendu Rouen cette semaine, en phase avec Euronext. La concurrence internationale, associée à un euro fort, et l’abondance tirent la marchandise vers le bas, avec bientôt l’arrivée de l’offre australienne. Pour l’UE, l’institut européen Mars a publié ses estimations de rendements de blé pour la récolte 2017, projetés à 5,94 t/ha (5,84 t/ha en octobre). Dans ce contexte, les importateurs sont aux achats avec un appel d’offres algérien de 50 000 tonnes (t) de blé livrables en janvier et février, et un autre du Gasc égyptien à embarquer mi-janvier. En portuaire, les primes ont un peu progressé pour permettre le chargement de bateaux. La meunerie française recherche aussi du blé, pour corriger des teneurs en protéines trop élevées. La nutrition animale a aussi quelques besoins, mais la rétention limite les échanges.

Côté champs, les semis de blé d’hiver étaient presque finis en semaine 46 à 98 % (1 % de moins en 2016), selon Céré’Obs. Les conditions de culture se dégradaient d’un point à 96 % (94 % en 2016).

Rechute des cours en maïs

Les cours du maïs se sont très légèrement dépréciés sur la semaine sur le marché physique français, en rendu Bordeaux, comme sur Euronext. Le prix du grain sur Chicago régressait, de concert. Cette baisse tient à l’offre mondiale bien fournie, comme l’atteste encore l’estimation de Mars, qui attend des rendements de 6,92 t/ha pour la récolte 2017 dans les parcelles européennes. La persistance des prix bas pousse certains vendeurs français à se positionner. Néanmoins, les Fab dédaignent le maïs, le blé ayant désormais des prix plus motivants pour leurs formulations. Seule l’amidonnerie reste preneuse du grain aux cours actuels. D’ailleurs, l’an prochain, les parcelles françaises de maïs devraient régresser de 5 %, selon l’UFS. Concernant la récolte actuelle, la coupe est achevée, selon FranceAgriMer.

En orge de mouture, les cours se sont défendus sur la semaine sur les marchés physiques français en rendu Rouen, soutenus par une demande présente en portuaire. Les chargeurs français ont des besoins à couvrir pour compléter leurs bateaux, avec des importateurs aux achats. L’Organisation saoudienne des grains vient par exemple d’acquérir 723 000 t d’orge à décharger entre le 15 janvier et le 15 février, après la Tunisie qui avait pris 50 000 t le 22 novembre, livrables sur la même période. L’offre mondiale est aussi plus tendue qu’en blé, avec une récolte en recul de 16 % au Canada à 7,3 Mt notamment.

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