Aller au contenu principal

Inflation : la coopérative laitière Even s'en sort bien

La coopérative Even, premier actionnaire de Laïta, se félicite de la bonne orientation de l’année 2022, malgré un contexte de forte instabilité.

(de gauche à droite) Christian Griner, DG d’Even et Guy Le Bars, président d’Even, à l'occasion de la présentation des résultats de la coopérative.
© Franck Jourdain

La coopérative finistérienne Even a bouclé l’exercice 2022 avec un chiffre d’affaires en progression de 11 % à 2,5 milliards d’euros (35 % à l’export), avec un peu plus de 6 000 salariés. 65 % du chiffre résulte de l’activité industrielle de Laïta (six sites industriels). Exploitant des marques fortes comme Paysan Breton ou encore Madame Loïk, Laïta a transformé l’an passé 1,4 milliard de litres de lait apporté par Even, son premier actionnaire aux côtés d’Eureden et Terrena -2 460 fermes dont 603 pour la seule Even-, payant son lait à hauteur de 464,4 euros pour 1 000 litres. 28 % du CA d’Even provient d’Even Distribution (produits alimentaires pour la restauration commerciale et les particuliers), le reste d’Even Amont et Even Développement.

« Tous les indicateurs sont au vert », a résumé le président de la coopérative Even, Guy Le Bars, vendredi 7 avril lors d'une conférence de prese. Non seulement Even a tiré profit, en 2022 comme les autres acteurs laitiers, de la forte dynamique de la demande mondiale sur le premier semestre avec une Chine très présente à l’achat. Mais les équipes commerciales de Laïta sont parvenues à passer des hausses auprès de leurs clients en GMS et RHD. Le CA a donc bondi sans que les volumes produits par Laïta (beurre, emmental, pâtes molles, ingrédients secs, nutrition santé…) aient augmenté en proportion.

Maintien des investissements

Le groupe a maintenu son train d’investissements (54 millions d’euros), principalement dans l’industrie laitière (41 millions) et en particulier dans la modernisation de la fromagerie de Créhen (programme sur trois ans) spécialisée dans la fabrication de « pâtes molles ». Cette activité connaît une forte croissance  depuis plusieurs années. Les pâtes molles de Madame Loïk sont ainsi passées en un peu plus de dix ans « du septième au troisième rang des acteurs du marché, derrière Saint-Moretz et Tartare », précise Christian Griner, directeur général d’Even. Even devrait consacrer cette année la même enveloppe d’investissements. Sur le plan commercial, Even a dû composer « avec le recul des marques propres au profit des MDD », dit encore Christian Griner.

Deux marques fortes

Sans entrer dans les détails, Even indique que ses marques propres Paysan Breton et Madame Loïk représentent plus de la moitié des ventes sur leurs marché respectif, le beurre pour l’une, les pâtes molles pour l’autre. Laïta réalise 60 % de son CA dans les produits de grande consommation, le reste dans les ingrédients secs, le lactosérum et la nutrition santé. Parce que le marché l’exige, Even va poursuivre sa transition environnementale. Trajectoire carbone pour les éleveurs, achats responsables, emballages écoresponsables… Les actions à conduire sont nombreuses pour ne pas dire illimitées. En parallèle, Even travaille d’arrache-pied au renouvellement de ses producteurs. Pour l’instant, en ne remplaçant qu’un éleveur sur deux partant en retraite, elle parvient à limiter le recul de sa collecte. L’an passé, celle-ci a reculé de 0,9 %.

 

 

 

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio