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Elior Group offre de livrer les PME

La "lunchbox" est scellée par une bague en papier nominative.
© DR

Nouvelle prestation, nouveau métier, nouvelles compétences… Elior Group met en place The living room pour restaurer à domicile les entreprises de petite et moyenne taille, à partir de dix salariés. Principe : la société s’abonne et distribue un badge à ses salariés. Ces derniers commandent par Internet : le matin pour recevoir leur déjeuner, livré dans la tranche horaire voulue ; ou à toute heure pour accéder à un distributeur installé dans la salle de pause ou de restauration, selon un principe de « click and collect ».

Les salariés composent leur déjeuner à partir de neuf préparations du jour : 3 entrées, 3 plats et 3 desserts. Les trois éléments arrivent froids, calés dans un plateau-repas (lunchbox), scellé par une bague en papier nominative. Celui-ci est élégant et pratique, adapté à une consommation à table, devant le bureau ou assis sur un banc public. Un coin cuisine modulable est installé, doté d’un four à micro-ondes, d’un réfrigérateur et d’une machine Nespresso.

Romain Regnier, directeur de produits de cette start-up couvée par Elior, présente le « nouveau métier » créé chez Elior pour assurer ce service de façon optionnelle : l’équipier, sorte de maître d’hôtel chargé du contact avec les convives, de la présentation du dispositif, de la reprise des plateaux-repas et couverts de la veille (qui sont lavables) ainsi que de la poubelle à tri sélectif. « Notre service produit quasiment zéro déchet », glisse-t-il. Deux ou trois maîtres d’hôtel dans chaque cuisine sont prévus.

Le réfrigérateur approvisionné par Bergams

Le réfrigérateur est surtout approvisionné par le groupe partenaire Bergams qui distribue les sandwichs Daunat, les crèmes-desserts Marie Morin, les smoothies Innocent ou encore les yaourts Michel & Augustin.

Une cuisine de la région parisienne, à Montrouge, expédie déjà des plateaux-repas à des entreprises des environs. C’est un prestataire qui assure la livraison, mais il est question chez The living room d’internaliser cette livraison. Différence par rapport à d’autres cuisines : une console informatique indique les plats à disposer dans les plateaux et les créneaux de livraison. Les menus sont imprimés et posés sur les plats avant de refermer les boîtes.

Damien Daübe, responsable des opérations de The living room, précise que les commandes arrivent directement sur le terminal. Les boîtes s’empilent, de telle sorte qu’elles prennent peu de place. Des bagues de différentes couleurs les distinguent.

Un maillage de la région parisienne en construction

Au préalable, un pilote de cette organisation numérique, dans le VIIIe arrondissement de Paris, avait livré avec succès plus de 200 entreprises et 500 convives. Questionné sur le premier stade du développement, Damien Daübe informe qu’un maillage de la région parisienne, grande ceinture incluse, est en construction. Il s’agit de dégager un espace dans chaque cuisine pour le dédier au service. Dix à trente cuisines assureront ce service d’ici à la fin 2018, est-il supposé.

Objectif : concurrencer le titre-restaurant

La France compte 140 000 entreprises de 10 à 250 salariés, « un marché estimé à 7 millions d’euros, dont 5,5 milliards d’euros préemptés par les titres-restaurants », expose Elior Ggroup dans son argumentaire de création de The living room. Ce service a vocation à s’étendre à la France entière, à travers son réseau de 1 200 cuisines d’Elior, pour servir aujourd’hui 1,4 million de convives en France. Le délai de livraison sera de 30 minutes. Le prix moyen est de 4 euros pour le salarié – avec entrée-plat ou plat-dessert – après prise en charge par l’entreprise. Le « restaurant connecté » The living room répond aux obligations légales de l’employeur de mettre à disposition un espace de restauration quand il y a plus de vingt-cinq salariés.

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