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« Les agriculteurs ont reçu consigne d'aller dans la grande distribution », Michel-Edouard Leclerc

Le patron du mouvement E.Leclerc s’est expliqué ce 5 février au micro de France Inter.

Michel Edouard Leclerc dénonce les groupes agro-industriels : "Je n'ai aucun complexe à négocier avec des gens qui ont fait croire que l'inflation, c'était à cause de l'Ukraine ou du Covid, tout en distribuant autant de dividendes"
© France Inter

Michel-Edouard Leclerc a répondu ce 5 février au 7/10 de France Inter aux questions de Léa Salamé sur les griefs exprimés à l’encontre des centres E.Leclerc. Il a reconnu une « part de responsabilité » du mouvement E.Leclerc : « A un moment donné nous avons boudé des discussions législatives qui étaient faites contre nous  - on les a prises contre nous - alors que peut-être on aurait pu participer à l’amélioration des relations industrie-commerce. Mais après au moment où on est venus, les trois derniers ministres de l’Agriculture n’ont eu de cesse que de nous diviser (…) ».

Lire aussi : « L’extension d’Egalim à d’autres secteurs est une question largement devant nous », Marc Fesneau

Contournement d'Egalim ? 

Interrogé sur les soupçons de contourner Egalim, le porte-parole du mouvement s’est félicité n’avoir aucun dossier chez le médiateur et à sa connaissance aucun contentieux en cours impliquant les centrales d’achat françaises et européennes. S’agissant de la puissance de négociation de la centrale d’achats franco-allemande située en Belgique, Eurelec, Michel-Edouard Leclerc a affirmé qu’elle ne traitait qu’avec des entreprises internationales de plus de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, énumérant Nestlé, Pepsico, Procter & Gamble, Unilever, Heineken, Pernod-Ricard, etc., et mentionnant de fortes progressions de dividendes de ces multinationales.

Lire aussi : Egalim, Origine France : « Ma main ne tremblera pas », Bruno Le Maire

Leclerc spécifiquement visé ?

"Toutes les consignes de manifestation, dont nous avons les photocopies dans chaque fédération agricole visent spécifiquement la grande distribution et Leclerc en particulier" s'est emporté le dirigeant, qui se dit visé personnellement y compris par des députés de la majorité, "c'est l'usine à tweets ! " dénonce-t-il, poursuivant, "C'est d'autant plus incompréhensible pour nos salariés que nous ne sommes pas les premiers clients de l'agriculture", jugeant les industriels, la RHF et les grossistes tout autant coupable du malaise agricole français. 

Pour rappel, plusieurs chaines de restauration rapide, comme Mc Donald's ou KFC notamment ont aussi été visées.

 

 

Lire aussi : « Tout le monde a des hausses de coûts à faire valoir », concède Michel-Edouard Leclerc

Quant aux augmentations de revenus des distributeurs indépendants E.Leclerc, le patron de l’enseigne a rappelé que l’écrasement précoce des marges pendant 4 mois a permis aux magasins de recruter des consommateurs ; justifiant ainsi une expansion par le volume.

Lire aussi : Négociations commerciales : l'option 3 d'Egalim « n’est pas de la vraie transparence » pour Dominique Schelcher

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