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Didier Guillaume « n’a jamais cru au ruissellement »

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, le 3 avril devant le Sénat.
© Public Sénat

« Pour ma part je n’ai jamais cru au ruissellement. Je n’ai jamais pensé un instant, même en rêve, que l’augmentation des prix du Coca-Cola allait faire retomber de l’argent dans les cours de ferme ! » a déclaré Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, le 3 avril devant les sénateurs lors de l’examen d’un projet de loi reprenant des mesures de la loi Alimentation retoquées par le Conseil constitutionnel. « En revanche, si l’on passe la marche avant et que l’on s’accorde sur un prix de base en deçà duquel on ne peut pas vendre ces produits, on y arrivera. Mais il faudra sans doute un ou deux ans pour cela », a-t-il ajouté. Comme il l’avait exprimé la semaine passée dans nos colonnes, le ministre a déclaré que « si la loi Egalim a été un pas en avant, elle n’a pas encore atteint son but ». Selon lui, il faudra attendre la saison prochaine, « et vraisemblablement même celle d’après, pour que les agriculteurs puissent enfin vendre leurs produits au prix où cela leur revient et non au prix où on leur impose de le vendre ». « Il s’agit d’une expérimentation de deux ans, on ne juge pas une loi au bout de deux mois », a pour sa part déclaré Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès de Bruno Le Maire, auditée le lendemain par le Sénat dans le cadre du suivi de la mise en application des mesures de la loi Egalim. Elle a annoncé que 6 000 contrôles étaient prévus par la DGCCRF. « 1 300 contrôles ont déjà eu lieu », a-t-elle indiqué. « Des changements sont à relever sur le secteur du lait et de la pomme de terre », a-t-elle souligné, reconnaissant toutefois que « des comportements condamnables sont toujours à déplorer » et qu’il y a eu « des pratiques de déréférencement ».

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