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Conditions de travail : un réseau et des outils

Plus de 50 membres de la FNICGV ont intégré le réseau Cap' Prév'.
© DR

En six ans de politique de prévention des risques, la Fédération nationale de l’industrie et des commerces en gros des viandes a monté un réseau d’entreprises et peaufiné des méthodes. État des lieux.

Dix entreprises de la viande ont assisté à la restitution des travaux de la Fédération nationale de l’industrie et des commerces en gros des viandes (FNICGV) sur la prévention des risques. Y intervenaient les conseillers du cabinet Ayming, associé depuis six ans à la démarche collective ; le responsable du Fonds pour l’amélioration des conditions de travail (Fact) ; ainsi que le président de l’organisme paritaire Opcalim, et Michel Kerling (FGTA-FO), participant au comité de pilotage. Cette réunion d’échelon national avait lieu à Paris.

Cependant les travaux sur la prévention de la FNICGV ont désormais lieu en régions, à raison de trois ou quatre réunions par an. « La régionalisation est en marche », fait savoir Yannick Henry, délégué aux affaires sociales à la fédération. Cap’Prév’ : tel est le nom du réseau déployé par la FNICGV. Il est constitué d’une cinquantaine d’entreprises de la viande de toutes régions (soit un membre sur six de la fédération) et de toutes tailles. Depuis 2013, trente-sept adhérents l’ont rejoint. Cette consolidation s’est produite au cours de la seconde convention avec l’Anact-Fact. Les dirigeants ont délégué un référent interne pour les travaux sur la sécurité et la pénibilité au travail.

Reconnaître les compétences des référents

« Ce qui a fait la réussite de ce projet, c’est d’être au plus près des adhérents, d’avoir identifié des référents de la prévention », a constaté Marie-Sophie Dolladille (cabinet Ayming), ajoutant un troisième facteur : l’espace dédié sur le site Internet de la FNICGV. Laïline Lagarde, référente de la société Kerviande, impliquée depuis 2010, a dit son intérêt d’être dans le réseau : « ne pas rester dans sa bulle ; voir chez les autres les méthodes qui fonctionnent bien ». « À chaque fois qu’un industriel parle à un autre industriel, ça porte mieux », a assuré Jean-Marie Rousselet, conseiller à la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) de Bretagne.

Afin de rendre les relais encore plus efficaces, deux suggestions se sont exprimées. La première est de former les managers de proximité à la gestion de la pénibilité, selon Michel Kerling (Opcalim). Pour Yannick Henry, ces chefs d’équipe assurant l’encadrement intermédiaire ont une légitimité incontestable sur les plans de la technique et de l’organisation. Ils ne savent pas nécessairement présenter les choses, lancer une dynamique. La FNICGV envisage un programme de formation pratique à l’attention des référents et en encadrement intermédiaire. La seconde idée consiste à faire reconnaître les compétences du référent. Yannick Henry pense à un certificat professionnel.

Qui sont les référents ? Selon Patrick Conjard (Anact) ce sont des « personnes capables de porter ces charges », des « acteurs qui vont bousculer les chefs d’entreprise ». Leur rôle n’est « pas neutre », a-t-il commenté. Dans les faits, c’est le responsable de la qualité et de la sécurité, un administratif. Il ressort de 53 diagnostics une faible maîtrise des mesures stratégiques au regard de la gestion opérationnelle des risques et des conditions de travail.

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