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Économie circulaire
Comerso redoute une hausse des stocks des GMS

Le spécialiste du déstockage d’invendus alimentaires Comerso redoute une croissance des stocks des GMS après les ruptures des rayons. La société veut être plus réactive en simplifiant ses démarches, et vole en attendant au secours de la restauration mise à l'arrêt.

François Vallée, directeur marketing et communication de Comerso © DR
François Vallée, directeur marketing et communication de Comerso
© DR

La société Comerso, spécialiste du déstockage pour accompagner les entreprises agroalimentaires vers l’objectif du zéro déchet, anticipe une remontée massive des stocks de produits alimentaires des enseignes de la grande distribution. « Ce qu’il se passe est impressionnant. Il y a eu un contexte d’augmentation fulgurante de la fréquentation des supermarchés et depuis le confinement, celle-ci a chuté. Même si certains magasins continuent de limiter à l’entrée le nombre de personnes qui entrent, d’autres n’ont plus personne », affirme François Vallée, directeur marketing et communication à Comerso. Depuis sa création en 2013, la société offre à ses clients (enseignes de la grande distribution, grands groupes et PME agroalimentaires) de déstocker leurs invendus à des acheteurs professionnels via la plateforme numérique cdestock.com, mais propose aussi d’effectuer des dons aux associations ou encore de valoriser certains biodéchets via une économie circulaire.

Au début de la période de l’épidémie de coronavirus, Comerso a vu ses clients diminuer leurs dons et reventes de produits à cause de la rupture des rayons des GMS. Mais avec l’augmentation des volumes de marchandises commandés par les enseignes, la société redoute une montée du stock et que certains magasins n’arrivent pas à vendre l’intégralité de leurs produits. « La semaine prochaine sera déterminante. Pour être réactifs, nous nous apprêtons à simplifier nos process. La simplification des démarches administratives et des paiements nous permettra d’envoyer plus vite des camions pour récupérer les marchandises », a précisé François Vallée aux Marchés le 20 mars.

Nous allons simplifier nos process

Comerso proposera « dans les jours qui viennent » des contrats à des clients leur permettant de bénéficier de leurs services une seule fois, sans engagement dans une situation récurrente. Les démarches de présentation d’entreprises auprès des nouveaux clients au travers de rendez-vous sont suspendues.

Une dizaine d'appels par jour

« Nous ne travaillons pas beaucoup avec la restauration habituellement, mais avec la fermeture des établissements ordonnée par le gouvernement, ce sont eux qui nous ont le plus contactés, à raison d’une dizaine d’appels par jour. Tous les restaurateurs nous disent avoir beaucoup de stocks sur les bras », indique François Vallée. Les établissements ont des normes sanitaires strictes à respecter pour faire don ou vendre leurs denrées. Les produits doivent être emballés, datés et étiquetés avant d’être redistribués. « Les normes sont beaucoup plus souples pour les fruits et légumes qui sont évacués beaucoup plus rapidement », assure-t-il.

Comerso pense déjà au futur arrêt du confinement, qui présentera un certain enjeu dans la continuité des services. « Le retour à la normale devra se faire le plus vite possible. On ne doit pas avoir de période d’arrêt », conclut François Vallée. En 2019, la société a réalisé 5 millions d’euros de chiffre d’affaires (+100 % par rapport à 2018) et compte aujourd’hui quarante salariés.

Difficulté de trouver des associations ouvertes

Avec l’épidémie de coronavirus, Comerso éprouve une certaine difficulté pour trouver des associations encore ouvertes à l’heure actuelle. « Les bénévoles des associations sont pour la plupart des gens âgés, représentant donc une population à risque », explique François Vallée, directeur marketing et communication à Comerso. Les associations sont partagées quant au dilemme de l’ouverture tout en assurant la sécurité de leurs bénévoles. « Elles effectuent des appels pour mobiliser des bénévoles plus jeunes et donc moins à risques », conclut François Vallée.

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