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Chine : renforcer la production porcine

« Pour que la Chine soit forte, il faut que son agriculture soit forte » déclare Jean-Marc Chaumet, agroéconomiste à l’Idele, lors de la conférence sur la PPA au Space le 11 septembre. Mais le cours du porc continue de grimper. Selon Huang Jian, coordinateur de la filiale chinoise de l’Ifip, le prix du porc a atteint un niveau record estimé à 3,50 €/kg vif et 4,37 €/kg carcasse. Face à cette inflation, le pouvoir d’achat de certains chinois recule, à tel point que le gouvernement a mis en place des tickets de rationnement pour les consommateurs. Les prix sont subventionnés sur 1 kg de viande porcine/mois/personne. La Chine qui a toujours essayé de compter sur ses propres approvisionnements voit son autosuffisance menacée. Les cours du porc étant régis par l’offre chinoise et internationale, une politique duale visant à agir à la fois sur la production et sur les importations a été mise en œuvre afin de maintenir une indépendance alimentaire. Concrètement il s’agit de renforcer la production locale en agissant sur différents axes de la filière porcine : biosécurité, subvention à la production, assurance sur le cheptel, restructuration et modernisation des élevages, formations techniques, dissémination de l’information dans les médias. En parallèle, pour sécuriser les importations de viande porcine mais aussi de volailles, produit de substitution au porc, il s’agirait d’investir dans des entreprises étrangères.

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