Aller au contenu principal

Consommation Bilan 2021
Charcuteries : déclin des achats tous azimuts ; saucisson et saucisse sèche s'en sortent mieux

Les achats des ménages pour une consommation à domicile de charcuteries ont fléchi l'an dernier, par rapport à 2020, année marquée par des achats compulsifs en GMS pour cause de covid. Les niveaux de ventes restent toutefois aussi inférieurs à ceux de 2019.

Les achats à domicile de charcuteries sont restés en retrait en 2021. Ils peinent toujours à retrouver leurs niveaux d’avant la pandémie. Selon les dernières données du baromètre Iri, publiées dans votre quotidien Les Marchés du 17 janvier, les achats des ménages en charcuteries libre-service ont fléchi de 5,4 % sur un an en 2021, avec un repli de 4,4 % en valeur. Par rapport à 2019, année indemne du Covid-19, les achats ne sont toutefois pas meilleurs, mais la baisse est moins marquée, de 3,5 % en volume alors que la valeur progresse de 2,1 %.

Chute du rôti et autres salaisons

L’orientation des ventes est à la baisse sur un an pour toutes les familles mais avec des variations différentes selon les produits. En détail, les rôtis de porc et autres salaisons accusent la plus forte baisse de volumes de -10,3 % sur un an et -12,4 % par rapport à 2019. Viennent ensuite les saucisses fraîches qui reculent de 9,4 % sur un an mais de seulement 4,6 % sur deux ans. Si les pâtés se rétractent de 7,9 % sur un an, le repli est encore plus sensible par rapport à ses niveaux d’avant épidémie (-12,6 %). Le jambon cuit et épaule tombent de 6,8 % sur un an et de 7,2 % par rapport à 2019. Même tendance pour le jambon cru dont les volumes se situent 5,3 % et 6,5 % en deçà de leurs niveaux de 2020 et 2019 respectivement. La famille saucisserie perd aussi du terrain avec un repli de 6,7 % sur un an, bien que la baisse soit moins marquée par rapport à 2019 (-4,9%).

D’autres produits s’en sortent mieux.

Le saucisson et saucisse sèche par exemple, reculent légèrement de 1,3 % sur un an alors qu’ils progressent de 0,9 % par rapport à 2019. De même pour les charcuteries tranchées qui restent quasi stables par rapport à 2020 (- 0,5 %) et augmentent de 3,7 % par rapport à 2019. Les charcuteries à réchauffer se rétractent de 2,9 % sur un an mais ont des niveaux d’achat supérieurs comparativement à 2019 (+2,4 %).

 

Les plus lus

vaches dans un prè
La baisse de la collecte de lait en Europe change l’ambiance du marché des produits laitiers

Après plusieurs trimestres de dynamique laitière, la Rabobank s’attend à un revirement de la collecte laitière mondiale…

carcasse en abattoir
Viande : vent nouveau pour les abattoirs prestataires ?

Les petits outils d’abattage multi-espèces en prestation de services ont retrouvé de la stabilité après des années difficiles,…

quartiers de viande au frigo
Viande bovine : pourquoi la France a creusé son déficit commercial au premier semestre 2026

Les exportations françaises de viande bovine ont baissé de 13 % au premier semestre, reflet du manque d’animaux. Une baisse…

poulets en élevage
Poulet : Pourquoi le Label Bien-être animal de LDC fait polémique

Le Label « Bien-être animal, filière agricole engagée » lancé la semaine dernière par plusieurs acteurs de la filière volaille…

rayon viande en boucherie
En viande bovine, un commerce régulier, des tensions sur le filet

Si les pièces hivernales de viande bovine sont encore peu sollicitées, les abattoirs jugent le commerce de la viande bovine…

brebis dans une bergerie
Le prix moyen des agneaux repasse la barre des 9,10 €/kg

Les prix des agneaux ont rebondi la semaine dernière après un été de canicule qui a fait souffrir la filière. L’offre…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio