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Chaleur et conditions sèches dopent les cours

Semaine du 13 au 20 juin. En plein « weather market », les prix du blé tendre français ont bien progressé sur la semaine. D’abord portés par les conditions sèches aux États-Unis qui affectent les cultures de blé de printemps, les prix du blé tendre français se sont raffermis sous l’effet de la chaleur qui règne sur le territoire français (et plus largement sur la partie ouest de l’Europe). Les opérateurs craignent un échaudage des grains qui pourrait altérer la qualité et le rendement de la production 2017. En France, le dernier bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer au 13 juin faisait état de cultures de blé tendre évoluant dans des conditions bonnes à très bonnes à 74 %, contre 75 % l’année dernière. Aux États-Unis, selon le dernier rapport de l’état des cultures de l’USDA diffusé le lundi 19 juin, seulement 8 % des blés de printemps sont jugés excellents (12 % en 2016), 41 % bons (49 %), quand 16 % seraient dans un état mauvais à très mauvais (9 %). Sur le marché mondial, on notera l’achat de l’Égypte de 300 000 tonnes (t) de blé tendre dont 180 000 t russes, 60 000 t ukrainiennes et 60 000 t roumaines, et celui de l’Arabie saoudite de 805 000 t de blé à 12,5 % de protéines.

Les travaux de récolte ont démarré en orges dans plusieurs zones de production françaises, notamment dans le sud de l’Île-de-France, Bourgogne et Franche-Comté. Les taux de protéines seraient assez élevés et les rendements décevants. Les poids spécifiques seraient en revanche au rendez-vous.

Au 13 juin, 65 % des cultures d’orges d’hiver évoluaient dans des conditions bonnes à très bonnes (73 % en 2016), et 73 % pour celles d’orges de printemps (86 %). Les échanges en céréales à paille sont assez limités actuellement. Les industriels de la meunerie et de la nutrition animale, qui pariaient sur une récolte satisfaisante, ne se sont pas trop bousculés sur le marché en nouvelle récolte. Les producteurs et les organismes stockeurs restent quant à eux prudents en attendant l’arrivée de la récolte. Quelques affaires sont toutefois réalisées sur les zones portuaires.

Le maïs confronté au manque d’eau

Le marché du maïs est également sous pression. Dans une moindre mesure qu’en blé, les cours du maïs ont progressé avec des inquiétudes grandissantes concernant l’accès à l’eau pour la plante. Alors que les plants sont entrés dans une phase de besoin hydrique important, certaines zones de production françaises sont confrontées à des restrictions totales d’utilisation de l’eau. Côté activité, les affaires sont peu nombreuses. Selon Céré’Obs, 87 % des surfaces de maïs hexagonales présentent des conditions de culture bonnes à très bonnes (73 % l’an passé).

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