Aller au contenu principal

« Ce qui est vital : stopper la guerre des prix »

Jean-Philippe Girard, président de l'Ania.
© DR

Les Marchés Hebdo : Qu’attendez-vous de ces états généraux de l’alimentation ?

Jean-Philippe Girard : Ce qui est vital pour nos agriculteurs et nos entreprises c’est de faire stopper la guerre des prix, qui entraîne une destruction de valeur de plus de 1 milliard d’euros chaque année. Il faut que nous trouvions des solutions pour recréer de la valeur auprès de chaque acteur de la filière. Nos entreprises sont résilientes, mais elles manquent d’oxygène aujourd’hui. Il nous paraît important également de restaurer de la confiance, entre notre amont et notre aval d’une part, et entre ceux qui produisent et les consommateurs, d’autre part.

LMH : Quels sont les ateliers les plus importants pour les entreprises agroalimentaires ?

J.-P. G. : Nous allons participer à tous les ateliers pour marquer notre volonté de coconstruire autour d’un projet commun. Nous ne viendrons pas seulement avec des doléances, mais surtout avec des contributions et des propositions pour montrer que l’industrie agroalimentaire est au rendez-vous et souhaite que l’on sorte de l’ornière. Parmi les sujets les plus importants pour nous, il y a l’atelier 8, autour des relations commerciales, et le 6 et le 7 sur les prix payés aux producteurs et à l’adaptation de la production agricole aux besoins des marchés et des transformateurs. Sur tous ces ateliers, il nous paraît très important de garder en tête que nos concurrents ne sont pas seulement Brésiliens ou Chinois, mais aussi Européens. Attention à ne pas entraîner nos agriculteurs et nos entreprises dans un projet qui n’aurait pas d’avenir face à nos voisins européens. Après, je le redis, tous les travaux qui permettent de renouer la confiance entre les consommateurs et nous sont très importants.

LMH : Y a-t-il d’autres sujets qui vous paraissent essentiels et qui ne sont pas au programme de ces états généraux ?

J.-P. G. : Nous souhaitons que l’éducation alimentaire fasse partie intégrante de ces états généraux. Nous aimerions aussi aborder l’idée de la création d’un fonds de modernisation et de soutien à la filière, cela mériterait réflexion.

Les plus lus

drapeau turc qui flotte au vent
Volaille : la Turquie suspend ses exportations pour le Ramadan

Les exportations de volailles turques sont suspendues depuis le 9 février. Cette mesure prise par l’État turc, vise à contenir…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

zone de contention en abattoir
Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie

La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio