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Café : une partie de la récolte brésilienne infestée

© François d'Alteroche

Après une semaine volatile, les prix du café se sont stabilisés ces derniers jours. En un mois, les cours de l’arabica ont progressé de plus de 10 %. Une augmentation à relier à une récolte brésilienne moins abondante que prévu, ainsi qu’à la hausse du réal. En outre, selon la presse locale relayée par les observateurs, des insectes infestent une grande partie des principales zones de production au Brésil, et 5 à 30 % de la récolte pourrait être affectée. Une situation qui serait liée à l’interdiction d’un pesticide. De son côté, le robusta s’est légèrement replié, s’installant à 2 129 $/t vendredi contre 2 140 $/t sept jours plus tôt.

La tonne de sucre blanc a, pour sa part, reculé sur fin juillet pour atteindre mercredi 379,60 $ à Londres, à son plus bas depuis un an et demi. Sur la première quinzaine de juillet, la quantité de canne transformée en sucre dans la principale région productrice du Brésil, le Centre-Sud, a gagné 1,59 % par rapport à la même période de 2016, à 47,83 millions de tonnes, selon l’association brésilienne Unica. À cela s’ajouterait le fait que la taxe supplémentaire sur l’essence récemment souhaitée par l’État ne serait pas légale, mettant un terme aux spéculations quant à une moindre consommation d’essence et un regain d’intérêt pour l’éthanol, et met fin par conséquent à un possible arbitrage des transformateurs pour l’éthanol au détriment du sucre.

Bien que le marché soit hésitant, la tonne de cacao a atteint vendredi son plus haut niveau en un mois et demi, à 1 576 £ à Londres et à 2 023 dollars à New York. L’offre reste abondante. La Côte d’Ivoire a eu une énorme récolte cette année, et la deuxième récolte qui commencera cet automne est également attendue en hausse. Ces craintes liées à une offre large semblent toutefois avoir déjà été prises en compte dans les prix, au même titre que le manque d’investissement et les conditions précaires auxquelles font face les producteurs, sans compter le risque de tensions politiques en Côte d’Ivoire.

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