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Matériels pour les abattoirs
Bobet, de nouvelles offres à tous les étages

Le groupe Bobet, fondé en 1978, fête ses 40 ans avec de nouvelles acquisitions, l’extension des bâtiments de plusieurs de ses filiales et de nouvelles offres à destination des IAA en France comme à l’étranger.

De gauche à droite : Jacques Bobet, fondateur du groupe, et Jérôme Bobet, président du groupe Bobet.
© Y. B.

La semaine 48 de l’année 2018 restera dans la mémoire du groupe Bobet, groupe sarthois familial qui réalise 53,6 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires (CA) avec 317 personnes, dont 41,8 M€ avec 220 personnes en France. Il fêtait en effet le vendredi 30 novembre ses 40 ans alors que son vaisseau amiral, Bobet Matériel, inaugure son nouvel atelier de chaudronnerie sur le site historique de Champagné à quelques kilomètres à l’est du Mans. De plus, sa nouvelle filiale FT2A vient tout juste de recevoir son agrément comme organisme de formation : elle assure la formation des personnels d’abattoir (bonnes pratiques, hygiène, gestes et postures…) et réalise des audits. La demande est forte et elle envisage de recruter très rapidement pour répondre aux sollicitations des abattoirs, mais aussi de leur environnement comme les services de contrôle. L’affûtage des couteaux pourrait par exemple rapidement apparaître à son catalogue.

Naissance de Volatek

C’est de fait toute l’année 2018 qui illustre la croissance du groupe fournisseur des IAA. Ainsi, après le rachat fin 2017 de Sodiavi, fabricant et distributeur de matériel d’abattage de volailles (dont la carte PMJ), Bobet a repris VNP, positionné sur le même univers avec, notamment la représentation de SB Impianti. Il vient de consolider leurs positions en les regroupant dans sa nouvelle filiale Volatek dont il renforce les moyens en développant son propre bureau d’études et en musclant son équipe internationale.

Après l’extension en 2017 de plus de 1 000 m2 des bâtiments de Termet (fabricant et distributeur du pistolet d’abattage Matador), le groupe a consacré 2 M€ à deux extensions en 2018. Manulatex (fabrication de protections individuelles qui réalise 70 % de son CA à l’étranger) a en effet acheté un second bâtiment à 2 km de son site historique du Maine-et-Loire et en a profité pour réorganiser ses flux en séparant la production de ses gants en maille et de ses tabliers.

Bobet Matériel a de son côté augmenté de 75 % la surface de son atelier de chaudronnerie en construisant une extension de 1 500 m2 qui lui permet de repenser ses flux pour améliorer sa productivité et d’accueillir plus de postes de soudeur. « Si nous avions eu la main-d’œuvre, nous aurions pu générer 30 % de chiffre d’affaires de plus sur la seule production de matériels en inox », explique le dirigeant, Jérôme Bobet, fils du fondateur. D’où la mise en place de formations sur son site pour recruter.

Vers les 40 % d’export

Outre sa croissance en France, le groupe veut poursuivre son développement à l’export. La part internationale varie selon les filiales, de 70 % à Manulatex à 9 % pour Bobet Matériel en passant par 40 % pour Termet. Mais les dirigeants visent 40 % pour le chiffre d’affaires total à moyen terme même si Manulatex reste probablement toujours la plus internationale. Aujourd’hui, les ventes hors France se réalisent surtout en Europe et sur le continent américain où Manulatex est bien implanté (États-Unis et Mexique notamment). Le renforcement du service export va lui permettre de se renforcer vers l’Asie et l’Afrique.

Former pour recruter

Après une vingtaine d’embauches en 2018, le groupe Bobet pourrait bien augmenter ses effectifs de la même manière en 2019 : pour ses bureaux d’études, à l’étranger et pour la formation mais aussi en production. Il est notamment en cours de formation, dans ses locaux, de six soudeurs spécialisés sur l’inox. Face au manque de main-d’œuvre, le groupe met en place avec Pôle Emploi et Adecco une formation de six semaines. Ses partenaires ont sélectionné les candidats, venant de tous les horizons, sur leur dextérité manuelle mais, surtout, leur volonté de travailler dans cet univers. Puis, le groupe leur proposera un CDI et des conditions de travail améliorées dans un atelier flambant neuf dont tous les postes de travail sont équipés d’un aspirateur de fumées notamment.

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