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Baisse des prix sur tous les tableaux

Les céréales n’ont pas connu de fortes évolutions la semaine écoulée sur les marchés physiques français, mais le maïs comme le blé tendre et l’orge battent en retraite sur l’ancienne récolte.

Semaine du 9 au 16 mai. En blé tendre, les cours physiques sont baissiers en récolte 2016, l’intérêt se portant sur 2017 sur les places françaises. Le marché est vendeur sur l’ancienne campagne, mais les fabricants d’aliments du bétail sont couverts. Ils se positionnent sur la prochaine campagne, notamment les Espagnols touchés par la sécheresse. Les meuniers s’informent. Les volumes engagés sont sous la normale en cette période.

En portuaire, la demande est retombée en récolte 2016, mais l’achat algérien de blé meunier pour juillet pourrait raviver un peu les échanges. Céré’Obs juge les conditions de cultures bonnes à très bonnes dans 76 % des cas en semaine 18 (75 % en semaine 17). Les surfaces françaises 2017, sont annoncées à 5,179 millions d’hectares (Mha) en mai, contre 5,173 Mha en avril, selon Agreste. En blé dur, c’est aussi le calme plat.

Des stocks mondiaux toujours importants

Le marché mondial du blé reste bien offert, avec une nouvelle récolte record attendue en Russie. L’USDA évalue la production mondiale de blé 2016-2017 à 753,09 millions de tonnes (Mt) en mai, contre 751,36 Mt en avril. Les stocks globaux gagnent 3 Mt sur la période, à 255,35 Mt. Pour 2017-2018, la production globale atteindrait 737,83 Mt, et les stocks 258,29 Mt, effet d’un recul de consommation en alimentation animale.

On observe pour le maïs une baisse modérée des cotations en récolte 2016, dans le sillage d’Euronext. Néanmoins, les cours sur Chicago sont haussiers sur la semaine, malgré le rattrapage du retard des semis américains (faits à 71 % en semaine 19, contre 47 % sur la précédente). En France, les semis sont quasiment terminés dans plusieurs régions, sans soucis majeurs liés au gel ou à la sécheresse, estime l’AGPM. Agreste évalue en mai les surfaces 2017 à 1,452 Mha (1,487 Mha en 2016). Pour l’activité, les vendeurs s’affichent sur mai et juin, mais sans rencontrer de demandes.

En orge fourragère, les cours reculent sur la récolte 2016, dans le sillage du blé tendre, mais se tiennent sur la prochaine campagne. Les fabricants d’aliments du bétail (Fab) français ou Nord-UE s’inquiètent de la récolte 2017. Dans le Sud, les Fab espagnols ont des besoins à couvrir, du fait de la sécheresse locale. Dans les parcelles françaises, l’état des cultures d’hiver est bon à très bon à 67 % en semaine 18 (68 % en semaine 17), et à 77 % sur les cultures de printemps. Agreste voit en mai les surfaces françaises d’orge à 1,913 Mha (1,9 Mha en 2016). Notons l’achat algérien de 75 000 t de produits, pour un embarquement en juillet.

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