Aller au contenu principal

Résultats financiers
Arterris confirme vouloir consolider son pôle agroalimentaire

Avec les acquisitions réalisées sur l’exercice 2017-2018, le pôle agroalimentaire d’Arterris représente désormais 30 % de son activité totale. Une part que le groupe souhaite encore augmenter à la faveur de prochaines acquisitions à l’étude.

Le groupe Arterris annonce un bilan positif de son exercice 2017-2018, clôturé au 30 juin 2018. Le groupe coopératif passe le cap symbolique du milliard d’euros de chiffre d’affaires (1,003 Mrd€), grâce notamment à la reprise d’Ovimpex, de la Conserverie du Languedoc (marque La Belle Chaurienne) et de CCA du Périgord (marque Les Bories du Périgord). « Nous passons sur cet exercice trois seuils symboliques : le milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il y a dix ans, nous étions à 500 millions d’euros, un niveau de 203,6 M€ de fonds propres qui est quasiment équivalent à nos actifs, et des ratios financiers confortés avec une dette financière nette très largement contenue », explique Bénédicte Rolland, secrétaire générale du groupe Arterris.

Le pôle agroalimentaire représente désormais 30 % de l’activité totale du groupe, avec un chiffre d’affaires de 356 millions d’euros (en pro-forma), dont 256 millions d’euros pour la transformation animale après l’acquisition du groupe Ovimpex et 100 millions d’euros pour les produits des marques Les Fermiers occitans, La Belle Chaurienne et Les Bories du Périgord. Son résultat d’exploitation a atteint 6,1 millions d’euros, contre 5,3 millions sur l’exercice précédent, pour un Ebitda de 24,3 millions d’euros contre 21,5 millions un an plus tôt. En dix ans, sa capacité d’autofinancement n’a jamais atteint son niveau actuel de 21,3 millions d’euros. « Le groupe est solide. Nous nous développons avec des ratios financiers solides, ce qui nous permet de rester sereins pour l’avenir et nos futures croissances externes », précise Bénédicte Rolland.

Deux acquisitions dans les six mois à venir

Le groupe Arterris est déjà reparti en quête d’acquisitions pour consolider son pôle agroalimentaire. Ce dernier est constitué à l’heure actuelle de trois activités : la transformation végétale (meunerie), la transformation animale et les produits élaborés. C’est au sein de ces trois pôles que le groupe regarde actuellement de très près des dossiers d’acquisition. La première devrait être annoncée au cours du premier trimestre 2019 et la seconde au cours du deuxième trimestre. « La finalisation des dossiers en cours est imminente. Nous voulons consolider nos filières végétales comme animales. L’idée est de créer des filières du champ à l’assiette pour mieux capter la valeur ajoutée et mieux la redistribuer à nos adhérents. En maîtrisant l’aval, on peut également avoir une meilleure connaissance des marchés et proposer des produits qui correspondent à la demande », indique la secrétaire générale.

Notre structure financière nous permet d’être agiles sur les prochaines croissances externes

Arterris se satisferait d’un meilleur équilibre entre ses activités agricole et agroalimentaire. « Nous achetons des sociétés performantes, ce qui nous permet de gagner dix ans. Notre structure financière nous permet d’être agiles sur les prochaines croissances externes », souligne Bénédicte Rolland. La consolidation du pôle passe également par des investissements. Le groupe a par exemple agrandi sa surface de vente au sein du Min de Rungis et a investi pour adopter la technologie d’emballage skinpack à Ovimpex. « Une machine a été installée. Nous avons le projet d’investir dans deux autres prochainement », ajoute-t-elle.

La Belle Chaurienne, locomotive prémium du groupe

Avec 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, La Belle Chaurienne a vocation à être la locomotive du groupe. « C’est notre seule marque prémium », précise la secrétaire générale. Le premier travail réalisé par le groupe après la finalisation de l’acquisition en 2017 a consisté à rassurer le personnel et les consommateurs sur la société et la marque.

C’est notre seule marque prémium

Arterris a également mené une enquête de notoriété sur La Belle Chaurienne, pour se conforter dans l’idée que la marque gardait un beau potentiel. L’enquête a été réalisée auprès de 1 400 répondants au cours du mois de juin 2018. Il en est ressorti qu’« une personne interrogée sur quatre connaît la marque ». Elle obtient également le « meilleur score sur l’authenticité et la qualité des produits ». « Nous avons aussi sécurisé notre sourcing, pour éviter toute rupture s’il devait survenir une nouvelle grippe aviaire. La société avait jusqu’à présent un seul fournisseur de canards. Nous avons apporté un peu de concurrence, élargi notre nombre de fournisseurs et intégré notre propre production », confie Bénédicte Rolland.

Création d’une marque propre à venir

Par ailleurs, le groupe se dote d’une cellule marketing. Le recrutement d’un(e) responsable marketing est en cours. La création d’une marque propre est également à l’étude, davantage sur les légumes secs « mais pas seulement », indique la secrétaire générale sans trop en dévoiler. Cette marque devrait voir le jour au cours du premier semestre 2019.

Pour l’exercice en cours 2018-2019, Arterris est en train de réajuster ses prévisionnels en raison d’une fin d’année 2018 agitée par les manifestations des gilets jaunes. « Nous avons été affectés en région parisienne, car les consommateurs n’allaient plus au restaurant. Et aussi en grande distribution, en région, avec parfois des baisses de 6 % de ventes dans certains magasins pour Les Fermiers occitans », souligne Bénédicte Rolland.

Une organisation basée sur trois pôles

Présidé depuis le 13 décembre 2018 par Jean-François Naudi, succédant à Régis Serres, le groupe Arterris est organisé en trois pôles : agricole, agroalimentaire et distribution dont les présidents délégués sont respectivement Édouard Cavalier, Pascal Levade et Michel Pontier. Sur l’exercice 2017-2018, le pôle agricole a réalisé un chiffre d’affaires de 645 M€ réparti entre la collecte grandes cultures-légumes (273 M€), l’agrofourniture-équipements (207 M€), les semences (68 M€) et les productions animales (97 M€). Le pôle distribution affiche, quant à lui, un chiffre d’affaires de 55 M€.

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

douanier chinois devant son ordinateur
Taxes chinoises sur les produits laitiers : quels montants par entreprises, quels impacts pour la France ?

La Chine applique à partir de ce jour des droits de douane supplémentaires et provisoires sur les produits laitiers européens…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio