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Fédérations
Accueil mitigé des propositions des députés

Les réactions des différentes fédérations ou organisations professionnelles ont été nombreuses à la suite de la parution du rapport de la commission d’enquête sur les pratiques de la grande distribution. En voici un florilège.

Le député LREM de l'Aube, Grégory Besson-Moreau, a rendu le 25 septembre son rapport de la commission d'enquête sur les pratiques de la grande distribution.
© Assemblée nationale

Pour la majorité des fédérations et organisations professionnelles, le rapport de la commission d’enquête sur les pratiques de la grande distribution appelle quelques interrogations et des actions concrètes à suivre. Coop de France salue « des propositions constructives à traduire en actions concrètes », ajoutant qu’« un certain nombre de pistes reste à préciser quant à leur mise en œuvre, pour assurer une réponse à l’enjeu principal : réduire le déséquilibre des relations commerciales au sein de la chaîne alimentaire ». S’agissant de la proposition de créer un index publié et actualisé mensuellement par l’Insee, permettant de définir des conditions de réouverture de négociations, Coop de France soulève « les risques d’une application coercitive et mécanique de ce type d’indicateurs dans les contrats ».

La création de cet indice suscite également des « interrogations » de l’Ania, « interrogations qui devront être levées ». Du côté des syndicats agricoles, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) rappellent « leur attachement à la construction du prix en “marche avant” sur la base d’indicateurs de coûts de production pour une répartition équitable de la valeur ». Ils estiment également qu’« il faut accentuer le travail dans les interprofessions et à l’observatoire de la formation des prix et des marges pour publier les indicateurs pertinents de coût de production et de marché ».

Encadrement des alliances à l’achat

L’encadrement de la création des alliances à l’achat est une autre préoccupation pour les fédérations. Coop de France salue la proposition sur « le renforcement de l’encadrement des alliances à l’achat lors de leur création », estimant que « la commission a clairement répondu à [sa] demande de contrôler plus strictement les regroupements, et ce, avant toute mise en œuvre ». Une recommandation que l’Ilec avait également formulée.

De son côté, la Fédération du commerce et de la distribution regrette un « rapport excessivement à charge contre un secteur en profonde transformation » et estime que « les regroupements aux achats sont indispensables, afin de pouvoir continuer à proposer aux consommateurs des produits à un prix juste ».

Application du tarif fournisseur

La Feef évoque, elle, la prise en compte du tarif fournisseur et regrette qu’elle n’ait pas une place plus prépondérante dans le rapport. La fédération propose de « rendre d’application immédiate la date du tarif fournisseur », ce qui permettrait, selon elle, « une forte atténuation de la guerre des prix entre enseignes ». « Le fait que le tarif fournisseur soit d’application immédiate et identique pour toutes les enseignes répond au positionnement stratégique de concurrence horizontale de la distribution », suppute la fédération.

Enfin, seule Coop de France évoque la proposition de changement de calendrier. L’organisation estime que le décalage de la date butoir de la conclusion des négociations est « une réponse de forme qui n’apporte aucune solution à un problème de fond », hormis le mérite de « limiter le psychodrame annuel lié à la concomitance de date avec le Salon de l’agriculture ».

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