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Accélération du mouvement baissier

Les cours des céréales métropolitaines ont subi le contrecoup du rapport de l'USDA, mais la baisse ne lui est pas seulement imputable. Elle obéit à la pression de l'offre et le volume réduit d'affaires ne suffit pas à l'enrayer.

Période du 27 juin au 1er juillet. Le premier jour de la campagne céréalière, le 1er juillet, aura été marqué par une sensible accélération du mouvement de baisse des prix des céréales qui, à quelques soubresauts près, caractérise ce marché. La raison réside d'abord dans la publication, le 1er juillet, d'un rapport du ministère de l'agriculture américain (USDA) qui est allé au-delà des pronostics des observateurs pour ce qui concerne les semis de soja nord-américain (voir rubrique oléoprotéagineux). L'extension des semis de soja s'est faite au détriment de celles de maïs (les terres cultivables ne sont pas extensibles, même outre-Atlantique) et les 37,1 millions d'hectares (Mha) annoncés, bien qu'en retrait de 4 % sur l'an dernier, et le plus bas étiage depuis 2010 n'ont pas suffi à protéger le maïs de la baisse provoquée par le soja. Il faut dire que les stocks de maïs américains comptabilisés au 1er juin atteignaient 97,9 millions de tonnes (Mt), 40 % de plus qu'il y a un an. Le cours du maïs à Chicago a donc fléchi et Euronext comme le marché physique français ont subi le contrecoup de la baisse provoquée par le soja. De même, la baisse du blé n'est pas directement imputable au rapport USDA qui n'annonce qu'une faible progression des surfaces aux États-Unis, +1 % à 22,8 Mha et un stock au 1er juin en baisse : 16,6 Mt contre 19,5 Mt en 2013.

Disponibilités record pour le maïs

Le rapport du CIC paru le 26 juin avait pour sa part révisé en hausse ses prévisions de récoltes et de stocks mondiaux de céréales. La production mondiale est estimée à 1,95 milliard de tonnes, soit 2 % seulement de moins que le record de l'an dernier. Ces prévisions pourraient être modifiées par l'éventualité du phénomène El Niño. On reste donc dans la perspective de disponibilités mondiales abondantes, record même pour le maïs. Le CIC prévoit une production de blé de 699 Mt et un report de 194 Mt supérieur de 2 Mt à celui de la dernière campagne. La prévision de production de maïs a encore été rehaussée de 8 Mt, à 963 Mt, à 9 Mt du record de l'an dernier. Le report s'établirait à 180 Mt, 13 Mt de mieux qu'en 2013/2014. De telles perspectives se sont traduites par une baisse de l'indice des prix du CIC, de 5 % pour le blé et de 4 % pour le maïs, en juin. Une tendance qui s'est reflétée sur notre propre marché.

Au niveau de prix actuel, la rétention d'offres de blé de la part de la culture se renforce et le volume d'affaires est réduit. Pour l'orge, les chantiers de coupe suspendus quelques jours par la pluie reprennent, ajoutant une pression sur les prix (155 euros, rendu Rouen).

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