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Les prix des céréales baissent malgré les contradictions de Donald Trump

Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.

un graphique avec une courbe à la hausse, sur fond de grains de blé
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ?
© Généré par l'IA

Les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont reculé sur le marché physique français entre le 20 et le 27 janvier 2025, dans le sillage des marchés à terme états-unien et européen. 

Baisse des prix du blé tendre

Les prix du blé tendre sur le marché physique français ont perdu du terrain entre le 20 et le 27 janvier, à l’image des places boursières d’Euronext et du CBOT. Du côté de l’Égypte, l’agence Mostakbal Misr aurait signé des accords avec des fournisseurs de grains européens, mais cela ne l’aurait pas empêchée de contracter des volumes importants de blé auprès d’un opérateur russe, information qui a été démentie dans l’immédiat par le syndicat russe des producteurs et exportateurs de grains. Notons que le Royaume-Uni a développé un système d’identification du grain provenant des zones ukrainiennes occupées par la Russie, qui sera mis à disposition de l’Ukraine dans un accord de coopération.

Lire aussi : Exportations : le blé français toujours boudé par l’Algérie

Cours stables en blé dur

Les prix du blé dur sur le marché physique français n’ont pas évolué entre le 20 et le 27 janvier. Les acheteurs espagnols sont moins présents et la demande italienne se concentre sur des bonnes qualités qui ne sont pas disponibles sur Port-la-Nouvelle et dans le Sud-Est. 

Recul des prix de l’orge de mouture

Les prix de l'orge fourragère sur le marché physique français ont reculé entre le 20 et le 27 janvier, à l’image du blé tendre. Les vendeurs se font rares, et on constate toujours de la rétention de la part des agriculteurs. Mais on enregistre un regain d’activité sur le portuaire, avec des chargements d’orges en direction de la Jordanie, de la Libye et surtout du Maroc.

Lire aussi : L’alimentation animale, point faible de l’élevage européen, comment mieux résister aux chocs ?

Baisse des prix du maïs

Les cotations du maïs sur le marché physique français se sont dépréciées entre le 20 et le 27 janvier, dans le sillage d’Euronext et du CBOT. La semaine du 15 au 22 janvier a été agitée par les déclarations contradictoires de Donald Trump sur la potentielle mise en place de taxes à l’importation auprès de la Chine, du Canada, du Mexique et de l’UE. Mais les conditions climatiques en Argentine continuent de retenir l’attention des marchés. Après des pluies peu abondantes le week-end dernier, d’autres plus conséquentes devraient arroser le pays dans les prochaines semaines, en lien avec la régression du phénomène La Niña d’ici au printemps, ce qui pourrait soulager les cultures de maïs. 

Lire aussi : Agroalimentaire : quelles filières françaises ont le plus à perdre des droits de douanes de Trump ?   

Réajustements des productions céréalières dans le monde

Tout récemment, plusieurs bureaux de l’Agriculture basés à l’étranger (FAS) des États-Unis ont revu leurs prévisions de production, d‘exportations, d’importations ou encore de stocks finaux en blé, orge ou encore maïs. Petit tour d’horizons des principales évolutions.

Le Fas qui suit le Mexique a revu la production de blé du Mexique en baisse, à 2,64 Mt pour 2024-2025 contre 3,476 Mt l’an passé. Côté maïs, peu de changement, à 23,3 Mt contre 23,5 Mt, ce qui amener le pays à légèrement augmenter ses importations (vues à 25 Mt pour 2024-2025 versus 24,759 Mt en 2023-2024). La production argentine de blé pourrait atteindre 18,1 Mt pour 2024/2025 contre 15,85 Mt en 2023/2024 alors que les stocks finaux pourraient s’élever à 4,093 Mt pour 2024/2025 contre 4,537 Mt en 2023/2024.  L’Argentine pourrait exporter 11,5 Mt pour 2024/2025 versus 8,234 Mt en 2023/2024. Ce même pays pourrait produire 49 Mt de maïs pour 2024/2025 contre 50,5 Mt en 2023/2024 et exporter 34 Mt pour 2024/2025 contre 34 Mt en 2023/2024.

En ce qui concerne l’Algérie, qui exclut les origines France depuis quelques semaines lors de ses appels d’offre, le bureau local étatsunien voit une production à 3 Mt pour 2024-2025 contre 2,7 Mt en 2023-2024 et des importations à 9 Mt pour 2024-2025 contre 9,4 Mt en 2023-2024. Le Maroc devrait importer 7,5 Mt pour 2024-2025 versus 6,006 Mt en 2023-2024.

 

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