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Les coproduits de poissons sont sous-utilisés

Le filetage des poissons engendre une quantité importante de coproduits, car le rendement n’est que de 30 à 50 % selon les espèces, selon Eumofa. Les principales utilisations des coproduits en résultant sont les farines et huiles de poissons pour l’alimentation animale, mais têtes, peaux et chutes de filets peuvent être consommées directement ou transformées en saucisses, snacks ou sauces. Sur les 90,5 millions de tonnes de poissons capturées en moyenne chaque année entre 2000 et 2017, 15 à 20 millions de tonnes sont transformées directement en tant qu’huiles et farines de poissons. 70 à 75 millions de tonnes sont destinées à l’alimentation humaine, ce qui crée des produits, dont près de 12 millions de tonnes ne sont pas valorisées. Alors que l’aquaculture se développe et nécessite toujours plus d’huiles et farines de poissons, les captures en mer stagnent, d’où l’importance d’améliorer l’utilisation des coproduits. L’Union européenne détient le meilleur score de l’utilisation des coproduits pour l’alimentation des poissons, mais pourrait en utiliser 0,6 million de tonnes de plus, provenant des chutes du filetage des maquereaux et harengs et de la transformation du cabillaud notamment.

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