Le prix du maïs français dépasse celui du blé tendre, passé sous l’orge fourragère !
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Comment ont évolué les prix des céréales ces 7 derniers jours ? Les journalistes de la Dépêche-Le Petit Meunier vous expliquent les dernières variations des cotations du blé et du maïs.
Les prix du blé tendre, du blé dur, de l’orge fourragère, de l’orge de brasserie et du maïs se sont appréciés sur le marché physique français, entre le 12 et le 19 janvier 2026, de façon plus ou moins marquée.
Les prix du blé tendre ont gagné du terrain, en raison de la bonne dynamique à l’exportation
Le prix du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence, s’élevait, le 19 janvier 2026, à 189 €/t sur la période janvier-mars, gagnant 2,50 €/t sur la semaine, dans le sillage des marchés à terme européen d’Euronext (+2 €/t) et états-unien du CBOT (+6,75 cts$/boisseau). L’évolution des cours reflète la bonne dynamique acheteuse à l’international. La concurrence sur le prix du blé est très forte en ce moment sur la zone mer Noire, avec notamment une offre russe très agressive, ce qui oblige l'origine Ukraine à travailler d’autres aspects : qualité des grains, vitesse d’exécution et conditions CAF (coûts, assurance, fret). Le rapport de Céré’Obs de FranceAgriMer reprend sa parution en février.
Des exportations françaises en blé tendre en avance
Lors de la conférence de presse tenue par FranceAgriMer du 14 janvier 2026, les membres du Conseil spécialisé marchés céréaliers ont mis en lumière l’avance des exportations européennes et françaises de blé et d’orge sur le début de la campagne 2025-2026 par rapport à 2024-2025. « En blé tendre, le cumul des exportations à cinq mois de campagne a quasiment doublé par rapport à l’an dernier, passant de 3,70 Mt en 2024 à 6,58 Mt en 2025 », a déclaré Habasse Diagouraga, chargé d’études sur les marchés français des céréales à FranceAgriMer. C’est principalement le débouché marocain qui a porté les exportations vers les pays tiers sur le début de campagne. « Les données des douanes à cinq mois font état de 1,63 Mt expédiées vers le Royaume chérifien. Il y a encore 300 000 t dans les line-ups de décembre, et les 2 Mt sur les 3 Mt prévues devraient être atteints à la fin du mois de janvier », a-t-il renchéri. Après des expéditions d’orge importantes vers la Chine sur les mois de juillet et d’août, c’est l’Arabie saoudite qui a pris le relai avec 512 000 t réalisées sur les cinq premiers mois de campagne. Les exportations d’orge françaises montrent une avance de près d’un million de tonnes par rapport à 2024, à 2,89 Mt à fin novembre 2025 contre 1,88 Mt en 2024.
Les cotations du blé dur ont progressé, dans le sillage des autres céréales
Le prix du blé dur en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, valait, le 19 janvier 2026, 242,50 €/t sur la période janvier-mars, stagnant d’une semaine sur l’autre. L’origine française est concurrencée par les marchandises italiennes.
Les cours de l’orge fourragère montent, portés par la demande internationale
Le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, cotait, le 19 janvier 2026, 193,50 €/t sur la période janvier-mars, gagnant de 3 €/t sur la semaine, porté par la demande à l’exportation.
L’orge de brasserie a renchéri... dans le vide
Les prix de l’orge de brasserie en FOB Creil, leur place de référence, s’établissaient, le 19 janvier 2026, à 186 €/t en Faro (variété d’hiver) et 187,50 €/t en Planet (variété d’hiver) sur la période janvier-juin, respectivement en progression de 1 €/t et de 1,50 €/t sur la semaine. Les cours suivent la tendance haussière des céréales françaises, sur un marché brassicole désespérément inerte.
Les cotations du maïs ont grimpé, tirées par les cours états-uniens
Le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, s’élevait, le 19 janvier 2026, à 190,50 €/t sur la période janvier-mars, gagnant 5,50 €/t sur la semaine. Et ce, dans le sillage des marchés à terme d’Euronext et du CBOT. La précédente dépréciation des cours du maïs a suscité l’intérêt des importateurs en origine états-unienne. En France, avec un prix de la tonne de maïs qui dépasse cette semaine celui de la tonne de blé, lui-même inférieur à celui de l'orge fourragère depuis de semaines, des interrogations apparaissent, notamment en alimentation animale, pour savoir quelle céréale privilégier dans les formulations.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.