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Café
Le confinement limite la hausse du prix de l’arabica

Le prix de l’arabica a grimpé en novembre face à une production mondiale qui s’inscrit en repli, mais les débouchés fermés en RHD à la suite du confinement limitent la hausse des cours.

Evolution du prix de l'arabica sur le marché à terme de New York

Après avoir chuté de 8,9 % en octobre, la moyenne mensuelle de l’indicateur café de l’Organisation internationale du café (ICO) a bondi de 3,6 % pour atteindre 109,70 cent US/livre en novembre. Une tendance haussière qui est à mettre en lien avec les retards de récolte au Viet Nam, les inquiétudes de sécheresse prolongée au Brésil et les dégâts causés par l’ouragan Iota sur les plantations d’Amérique centrale.

La production mondiale de café en 2019-2020 a diminué de 1,6 % par rapport à l’année précédente. Ceci en raison de la baisse de production de l’arabica (-5,1 %) tandis que le robusta bénéficie d’une hausse de 3,2 %. L’Amérique du Sud qui représente 46,8 % de la production mondiale de café a vu son offre diminuer de 4,6 %. Cette baisse est largement attribuable au repli de la production brésilienne (6,1 %) avec notamment une chute de 9,9 % pour l’arabica.

Le Brésil, premier producteur et exportateur mondial de café, exerce une forte influence sur le prix du café arabica de New York, bien qu’il soit peu présent sur les contrats à terme ICE (robusta). Les conditions climatiques défavorables au Brésil, compromettent le développement de la récolte 2021. De plus, la monnaie brésilienne a grimpé de 8 % par rapport au dollar américain au cours des trois premières semaines de novembre. De quoi entraîner la hausse des prix des exportations du café brésilien.

La crise économique engendrée par la pandémie de coronavirus limite la hausse des cours de l’arabica. Sa demande reste fragilisée par le durcissement des mesures mises en place pour contrer la propagation de la Covid-19, notamment en Europe, le principal consommateur de café dans le monde !

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