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LDC : Voléna spécialise ses sites pour gagner le match contre l’importation

A l’occasion du forum organisé à Fougères (35) le 17 octobre par le groupe Michel, l’un de ses principaux fournisseurs de vif, Arnaud Boinard, directeur général de Voléna (nouvelle appellation du pôle Normandie de LDC) a détaillé la stratégie déployée pour gagner le match contre les importations de volailles.

Arnaud Boinard, le directeur général du pôle Voléna
Arnaud Boinard, le directeur général du pôle Voléna
© LDC

Le pôle Normandie de LDC, rebaptisé Voléna « volaillers engagés pour l’avenir » le 24 mai 2023, compte 6 sociétés (14 sites industriels) sur 3 régions (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire) et 4300 salariés. Issu du rachat de l’activité Fléchard Volaille basée à La Chapelle d’Andaine (61) en 1997, il regroupe en effet Ronsard, Luché tradition volailles, STC transport, Les volailles Rémi Ramon, SNV et Socadis. A l’occasion du forum organisé par le groupe Michel, le 17 octobre à Fougères, Arnaud Boinard, le directeur général du pôle Voléna a détaillé la stratégie engagée dont les investissements dédiés à la spécialisation des sites. « Nous abattons 2 millions de volailles par semaine et nous produisons des produits élaborés crus et cuits » rappelle le dirigeant. Sans renier les espèces telles que la dinde, le canard et le lapin, il reconnait la montée en puissance du poulet du quotidien : la consommation de volailles a encore progressé de 1,7 % cette année et la seule consommation de poulet enregistre +7 % alors que les volailles label, le bio, la dinde et le canard se replient encore. « Si notre vocation est bien d’être volailler, il faut reconnaitre cette prédominance du poulet » estime Arnaud Boinard. 

Lutter contre l’importation dans la restauration…

Ce qui ne veut pas dire que tous les voyants sont au vert : avec 46 % d’import contre 32 % il y a deux ans (année covid), le dirigeant insiste sur la responsabilité de la restauration hors foyer dans cette situation et milite de nouveau pour l’étiquetage de l’origine dans tous les cas

Lire aussi : De la dinde ukrainienne en rayon 

Pologne, Belgique et Pays Bas sont les principaux pourvoyeurs mais, insiste le responsable : « la place du Brésil, de la Thaïlande et de l’Ukraine est marginale dans les flux directs vers la France, mais l’Ukraine représente 23% des importations de l’UE en y découpant notamment les coffres qui arrivent ensuite chez nous » chiffre-t-il.

… Passe par l’innovation 

 Pour sortir de cette spirale, le dirigeant veut donc remettre le client au centre en augmentant encore le taux de service et en proposant des innovations. « Cela passe par des investissements et la modernisation de nos sites ». Le groupe LDC investit 300 M€ par an et Voléna va bénéficier de 150 M€ sur trois ans principalement pour spécialiser ses sites. Ainsi, Droué dans le Loir et Cher va investir 20 M€ pour passer de 215 à 300 000 poulets du quotidien par semaine, SNV Laval va doubler la ligne dédiée à KFC et passer au total à 500 000 poulets par semaine (100% découpe). Avec 45 M€ d’investissements, la Chapelle d’Andaine va passer d’ici 2026 de 300 à 800 000 volaille/semaine en accueillant notamment les 300 000 poulets/semaine de Javron (Rémi Ramon) qui va se concentrer sur les poulets lourds destinés à la restauration. Quant au poulet « ECC » (European Chicken Commitment), il sera traité à Chailland (53). Enfin, le 2 novembre prochain, se met en route la nouvelle plateforme logistique de Louverné en banlieue de Laval. 

Le contour de Voléna

  • SNV avec ses sites de SNV Pont Morin (61) , SNV Fourmis (61), SNV Château-Gontier (53) SNV Laval (53) SNV Chailland (53) SNV Savigny (41) SNV Droué (41) SNV Louverné (53)

  • Ronsard Ile De France : Jouy (28)

  • Luché Tradition Volaille : Luche Pringé (72)

  • Les Volailles Remi Ramon avec ses sites de VRR Javron-les chapelles (53) et VRR Lassay-les-Châteaux (53)

  • Socadis (14)

  • STC Transports : Chailland (53)

 

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