Plus de lait sur le marché mondial en 2026, qui alimentera la croissance ?
La production de lait devrait croître chez les cinq principaux exportateurs de produits laitiers dans leur ensemble en 2026, calcule l’USDA. Une hausse avant tout alimentée par les États-Unis, alors que l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande se placeraient en retrait.
La production de lait devrait croître chez les cinq principaux exportateurs de produits laitiers dans leur ensemble en 2026, calcule l’USDA. Une hausse avant tout alimentée par les États-Unis, alors que l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande se placeraient en retrait.
La collecte des principaux bassins exportateurs de produits laitiers dépasse davantage, chaque mois, son niveau d’un an plus tôt, depuis mars 2025. La progression devrait continuer, mais de manière plus contenue, sur 2026, estime l’USDA.
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Hausse de 0,4 % de la collecte de lait
L’Argentine, l’Australie, l’Union européenne, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, principaux exportateurs de produits laitiers, devraient ainsi produire ensemble 0,4 % de lait en plus en 2026 comparé à 2025, après une hausse de 1,05 % en 2025.

L’Argentine, l’Australie et les États-Unis produiraient plus de lait
La collecte de lait australienne devrait atteindre 8,65 millions de tonnes, gagnant 1,8 % après une baisse de 1,9 % en 2025 liée à la sécheresse du premier semestre. La consolidation se poursuit dans le pays, les fermes plus petites et moins rentables des zones tropicales et subtropicales disparaissant tandis que les exploitations du sud continuent de s’agrandir.
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En Argentine, la collecte laitière pourrait atteindre 12 millions de tonnes, en hausse de 4 % après avoir déjà rebondi de 8,5 % en 2025. Les marges sont confortables et le prix de l’aliment, favorable, permet l’utilisation de concentré qui dynamise les rendements. Cette croissance demeure limitée par une demande intérieure terne.
Ce sont les États-Unis qui pèseront le plus dans la croissance de la collecte laitière mondiale, avec une hausse de 1,2 % à 106 millions de tonnes. Les éleveurs continuent d’agrandir leurs troupeaux pour répondre à l’ouverture de nouvelles capacités de production, notamment de fromage. Le pays bénéficie aussi d’une bonne demande mondiale.
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L’Europe et la Nouvelle-Zélande en retrait sur le lait
La collecte de lait néo-zélandaise devrait reculer de 0,5 % sur 2026 à 21,8 millions de tonnes. La production est limitée par les prairies, mais ne devrait pas diminuer outre-mesure grâce à des prix du lait au-dessus des coûts de production et une bonne demande export. Néanmoins le cheptel laitier continue son recul.
Enfin en Union européenne, la collecte est aussi attendue en baisse de 0,5 % à 144,8 millions de tonnes. La baisse du cheptel laitier pourrait ralentir. Pour autant, la pression des maladies et des réglementations environnementales limite le potentiel de la filière.