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Bovins maigres
Hausse des exportations de broutards au premier semestre

Les exportations françaises de broutards ont progressé au premier semestre 2021, une hausse encore plus marquée en juin. 

© Réussir Archives

578 917 broutards français ont quitté le pays au premier semestre 2021 rapporte Agreste, c’est 4,7 % de plus que l’an dernier. Une hausse surtout tirée par les envois de broutards lourds. 

Au mois de juin, Agreste rapporte que ce sont 99 613 broutards qui ont été exportés, soit 6,9 % de plus que l’an passé, dont 15 194 broutards légers (-2,2 %). Les envois sont jugés dynamiques puisqu’au total, ils dépassent de 13,6 % la moyenne de la période 2016-2020.

Hausse vers l'Italie, baisse vers l'Espagne

Les ventes vers l’Italie se situent notamment 7,5 % au-dessus de celles de l’an dernier et 19,3 % au-dessus de leur niveau de la moyenne quinquennale. Agreste précise que “la demande italienne se porte plutôt sur les génisses de plus de 300 kg”, dont les ventes ont bondi de 22,5 % sur un an. En mâles lourds, la progression n’est que de 1,5 %. Les envois vers l’Espagne et l’Algérie reculaient en revanche (respectivement de 22 % et de 37 % sur un an). 

Des niveaux de prix jugés trop bas

Les prix tendent à progresser. Ainsi en août, le prix moyen du broutard charolais U 300-350 kg, calculé par la FMBV, dépassait son niveau de l’an dernier sur les principaux marchés en vif, sans parvenir toutefois à rejoindre partout le niveau de prix de 2019, et se situent à des nouveaux toujours insuffisamment rémunérateurs, selon l’amont. Ainsi la FNB estime qu’alors que le Charolais U 400 kg s’affichait à 2,58 €/kg en semaine 33 (contre 2,5 /kg l’an dernier), le coût de production était de 3,26 €/kg. 

Ces derniers jours, les apports plus nombreux étaient aussi plus qualitatifs, ce qui a permis aux prix de se maintenir facilement, voire de progresser, d’autant plus que les acheteurs étaient au rendez-vous. Les femelles restent toujours très recherchées.  

 

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