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Cotation
Le manque d’offre perturbe le marché de l’œuf

Le marché de l’œuf français montre des signes de reprise depuis quelques jours mais l’offre est insuffisante.

Aviculture, œufs avec la coquille plus transparente et plus granuleuse touchés par le syndrome lié à Mycosplasma sinoviae.
© Nathalie Doublet

Après plusieurs semaines caractérisées par un manque de tonicité, le marché de l’œuf français montre des signes de reprise, comme toujours à l’approche de la rentrée. Les centres de conditionnement et les grossistes sont aux achats depuis mi-août. Cette soudaine recrudescence des ventes a mis en lumière un manque d’œuf notamment en plein air et en sol. À l’inverse, le bio reste largement offert. En cumul annuel mobile se terminant fin juillet, les ventes en volumes d’œufs bio reculaient de 4,5 % par rapport à l’an dernier, et même de 9,3 % par rapport à deux ans plus tôt, selon le baromètre Iri pour Les Marchés publié dans votre quotidien du 21 août. Les ménages optent pour des codes moins onéreux, conséquence de l’inflation, ce qui bénéficie au plein-air (+13,4 % en volume en cumul annuel). L’offre limitée peut s’expliquer par un grand nombre d’abattages de poules de réforme. Au premier semestre, 2023, l’activité était en dessous des niveaux de la moyenne 2019-2021. Une baisse des abattages (-15 %) au premier semestre 2023 comparé au premier semestre 2022, a permis un maintien de plus de 1,5 million de poules en production, selon l’Itavi, pour compenser les pertes liées à la grippe aviaire. Toutefois, l’activité d’abattage progressait en juin. D’autre part, la grippe aviaire continue de raréfier l’offre. La cotation a augmenté au cours de la semaine 34. Elle se rapproche désormais de celle de la Pologne, ce qui réduit la concurrence extérieure.

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