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Ferrero emprunte la Seine pour livrer sa marchandise de Rouen vers Paris

Pour réduire le trafic routier et la pollution qu’il génère, Ferrero a fait le choix d’utiliser la Seine pour transporter ses marchandises de Rouen à Paris.

© Stef

Ferrero a inauguré le 8 juillet 2021 son trafic fluvial hebdomadaire de vingt-deux palettes sur la Seine à destination de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) au départ de Rouen (Seine-Maritime). Le groupe a présenté à cette occasion son engagement et sa stratégie dans la réduction de l’empreinte carbone de sa chaîne logistique. En effet, trente-cinq camions sur les cinquante-quatre ne circuleront plus sur la route, soit 65 % de trajets détournés vers la liaison fluviale par une péniche remontant la Seine et une économie de 5 tonnes de CO2 par an. L’objectif du groupe étant de réduire de 7 % son empreinte environnementale liée au transport d’ici à 2022.  

La marchandise correspond à des confiseries de marques Nutella, Kinder Bueno, Kinder chocolat, Kinder Joy et Tic Tac. Elle sera transférée vers l’entrepôt de Monoprix à Wissous (Essonne). Monoprix a pour objectif de réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030, et Stef, le leadeur européen du transport assurant le pré et post-acheminement des produits, accompagne ce projet.

« Ce lancement est le fruit de 6 mois de travail avec nos partenaires, notamment pour définir le juste cadencement des opérations ou trouver l’opérateur fluvial pouvant embarquer un bloc frigo nécessitant une alimentation à bord », a indiqué Grégory Debuchy, directeur supply chain de Ferrero France, lors d’une interview.

Cette nouvelle filière logistique, plus vertueuse écologiquement, reste néanmoins moins rapide et plus chère que celle du transport routier. Ferrero ne flanche pas : « On se veut acteur, influenceur de ce flux-là. Ce que l'on va chercher demain, c'est à être plusieurs, à avoir plus de fréquences pour arriver à un équilibre économique. »

Une économie de plus de 1 000 tonnes de CO2 entre 2019 et 2020

Ferrero a su diminuer ses émissions de 3,5 % entre 2019 et 2020. Ces 1 000 tonnes de CO2 économisé amènent le groupe à la moitié de son objectif final qui est de réduire de 7 % son empreinte carbone liée au transport.

Plusieurs flux modifiés pour une réduction des émissions

Une économie de 62 tonnes de CO2 par an a été chiffrée à la suite de la mise en place d’un trafic routier d’une vingtaine de trajets mensuels par des camions bioGNV desservant trois départements des Hauts-de-France (Nord, Pas-de-Calais et Somme). Le bioGNV est un carburant vert et renouvelable pour véhicules obtenu par la méthanisation de déchets organiques divers.

Le groupe a pris une autre initiative, celle de tester le transport par voie ferroviaire des produits Nutella biscuits entre Balvano (Italie) et l’entrepôt de Neuville-aux-Bois, près d’Orléans. Une réduction de 315 tonnes de CO2 par an est attendue avec un objectif de sept trains par semaine à la fin de l’été.

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