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Marché mondial
En porc, le Brésil fait de l’ombre à la France et l’Espagne

Le Brésil continue de produire plus de viande de porc et l’exporte sur différents marchés. C’est l’un des principaux concurrents de la France et de l’Espagne.

En porc, le Brésil fait de l’ombre à la France et l’Espagne
© Mateus Campos Felipe

Le Brésil, géant agricole, consolide sa place sur le marché mondial. C’est le cas en viande de porc. La production nationale pourrait augmenter de 7 % en 2023 comparé à 2022 d’après l’USDA et atteindre 4,65 millions de tonnes (Mt). Une tendance à la hausse est annoncée avec une progression de 5 % en 2024.

Baisse des coûts de production

Ce bond en avant est motivé par une forte demande hors des frontières brésilienne et des récoltes records en alimentation animale (maïs et soja) donc une baisse des coûts de production et du prix à la vente. Le pays ne cesse d’accroître ses parts de marché. La consommation nationale augmente (3,22 Mt). De quoi inciter les géants de la viande brésilienne à investir dans le porc, d’autant plus que les perspectives export sont positives.

Tendance haussière à l’export

En effet selon l’USDA, les exportations devraient se raffermir +8 % en 2023 et + 7 % en 2024. Le Brésil se tourne en priorité vers l’Asie (Chine, Hong Kong, Japon etc.) des marchés également prisés par la France. La Chine est de loin la première destination du porc brésilien (38,55 % de l’ensemble des exportations entre janvier et juillet 2023). Le pays a exporté plus que l’Espagne entre janvier et juillet 2023. L’Espagne est confrontée à plusieurs difficultés au niveau de la production (baisse de l’offre, maladies, abattoirs dont l’activité est réduite). Le Brésil vient aussi de décrocher des autorisations pour les marchés péruviens, canadiens et mexicains entre autres.

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