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Ceta : les sénateurs à l'écoute de la filière bovine

Le Sénat français doit se prononcer le 21 mars prochain sur la ratification de l’accord Ceta entre le Canada et l’UE. Sans clauses miroirs, la filière viande appelle à un refus. 

deux conteneurs drapeau ue et canada
La FNB demande aux sénateurs français de ne pas ratifier le CETA
© Généré par l'IA

Mis à jour le 12/03 à 17h02 avec le résultat de la commission du Sénat

L’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada, le CETA est appliqué, de manière provisoire, 2017, sans avoir été ratifié par tous les états membres. En France, l’Assemblée nationale l’a approuvé en 2019 après un vote délicat mais il n’a jamais passé l’étape du Sénat.

Lire l'article plus récent : Au Sénat, qui a défendu le CETA le 21 mars ?

Deux commissions du Sénat se prononcent contre

Ce sera chose faite le 21 mars prochain. Deux commissions du Sénat sont auparavant appelées à se prononcer cette semaine. Le rapporteur du projet de loi de ratification, Pascal Allizard, a proposé ce 12 mars le rejet de l'accord à la commission des affaires économiques. Selon lui, il présente un bilan commercial mitigé et pourrait davantage bénéficier aux exportations canadiennes qu'aux françaises. Il présente un danger pour la filière bovine et il ne contient pas de clauses miroirs comme l'Europe se targue désormais de les mettre en œuvre. Cette commission a voté contre la ratification, puis le 13 mars la commission des affaires étrangères a voté dans le même sens.

Lire aussi : Pourquoi le bœuf canadien n’est plus une menace pour l’UE actuellement

Pas de clauses miroirs, pas d’accord pour Interbev

Interbev appelle les sénateurs à ne pas le ratifier car il ne contient pas de clauses miroirs, et à rester cohérents avec les discours soutenus pendant le salon de l’agriculture. Dans le cadre de cet accord, 65 000 tonnes de viande bovine à droit nul pourraient être exportées du Canada vers le vieux continent, de quoi potiellement déstabiliser le marché de l’aloyau. « L’accord n’inclut aucune clause de réciprocité concernant les méthodes de production, qui sont pourtant très différentes entre le Canada et l’Europe » dénonce la FNB, dans un communiqué, rappelant que « les viandes importées peuvent donc être issues de bovins élevés dans des feedlots de dizaines de milliers d’animaux, ayant été nourris avec des antibiotiques activateurs de croissance et des farines animales ».

Lire aussi : Mesures miroirs : 5 questions sur ce que l'UE peut faire sur la viande et les végétaux

La Commission européenne juge le bilan du CETA favorable

La Commission européenne, dans un rapport de 2019,  juge le bilan du CETA positif, les envois européens de fromages vers le Canada ont progressé,  ainsi que ceux de viande bovine (en réalité, du veau, à destination du Québec). Les exportations canadiennes de viande bovine sont, à l’heure actuelle, dirigées vers l’Asie plutôt que vers l’UE.

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