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Bovins : au Royaume-Uni, les prix s’écartent de leur record du mois de mai

Les prix des vaches au Royaume-Uni battent des records cette année, comme partout en Europe, sur fond de manque d’animaux. 

une silhouette de vache dans laquelle on voit le drapeau du royaume uni
À 236 000 têtes sur les 5 premiers mois de l’année, les abattages britanniques de vaches ont reculé de 5 % sur un an, indique AHDB.
© Généré par IA

A 5,76 £/kg (6,68 €/kg), la cotation de la vache lait O entrée abattoir a battu un record historique début mai au Royaume-Uni. C’était 38 % de plus qu’en mai 2024. Les prix ont ensuite entamé une baisse continue, tout en restant bien au-dessus de leur niveau des années passées, jusqu’à la fin du mois de juin où un regain de fermeté s’est fait sentir. 

Lire aussi :Viande bovine : pourquoi le Royaume-Uni va importer davantage en 2025

Recul des abattages de vaches au Royaume-Uni

À 236 000 têtes sur les 5 premiers mois de l’année, les abattages de vaches britanniques ont reculé de 5 % sur un an, indique AHDB. Les abattages ont reculé de mois en mois pour atteindre un plus bas en mai. Sur le mois de juin, les premières estimations de l’office britannique étaient à un nouveau recul de 9 %. 

Lire aussi : Royaume-Uni : l'essor des importations illégales de viande inquiète les éleveurs

Moins de vaches laitières abattues

Comme en France, la part des vaches allaitantes dans les abattages progresse, de 43 % en 2023 à 45 % cette année. Mais si en 2024 la hausse des abattages de femelles de race allaitante a compensé la baisse des abattages de laitières, ce n’est plus le cas cette année avec des reculs dans les deux catégories (-9 % pour les laitières, -7 % pour les allaitantes, sur 5 mois).

Ce recul des abattages est à relier, pour les vaches laitières, à une amélioration de la conjoncture avec une hausse des prix du lait, mais aussi à un manque de génisses à cause des maladies animales sur le continent. 

Lire aussi : Dermatose nodulaire : quelles conséquences sur les exportations de viande, produits laitiers et génétique ?

Pour les vaches allaitantes, la baisse est consécutive de la décapitalisation engendrée par le manque de rentabilité mais surtout les choix politiques. De quoi envisager des prix des gros bovins toujours élevés sur la suite de l’année, à la condition que la demande se maintienne. 

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