Les prix des petits veaux sont passés sous leur niveau de l’an dernier
Les prix des petits veaux ont atteint un record historique début mai, depuis, ils baissent régulièrement, alors que les apports ont augmenté sur les marchés.
Les prix des petits veaux ont atteint un record historique début mai, depuis, ils baissent régulièrement, alors que les apports ont augmenté sur les marchés.
324 €/tête, c’est le record historique atteint par la moyenne nationale foirail des veaux mâles laitiers début mai. C’était près de 100 € de plus qu’à la même période de l’an dernier et 200 € de plus qu’en 2024. « Seuls 164 000 veaux sont nés de mère laitière en avril, soit un revers inédit de 19% /2025 (-39 000 veaux) » justifie l’Idele dans son dernier bulletin. Une chute liée à la FCO et la canicule de juillet dernier qui a perturbé la reproduction.
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Davantage de petits veaux en mai
Les naissances ont « rebondi fortement » début mai, explique l’Idele, attendant la consolidation des chiffres. C’est ce qui explique la baisse des prix de 56 €/tête depuis le début mai. Ainsi, en semaine 25, la moyenne nationale foirail des veaux mâles laitiers se situe à 268 €/tête. Le prix est donc, pour la deuxième semaine consécutive, sous son niveau de la même période de 2025.
Changement de calcul de la cotation des petits veaux
À noter qu’à partir de la semaine 23 de 2026, les marchés de Bourg-en-Bresse et de La Talaudière ont été retirés par FranceAgriMer du dispositif de cotation des veaux vifs âgés de 14 jours à 4 semaines. La pondération a donc changé ce qui explique en partie les variations de prix. Mais les fondamentaux sont clairs, l’offre est plus large, les acheteurs plus sélectifs, d’où la tendance baissière.
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Vers une hausse de l’offre en petits veaux ?
L’Idele explique que « le nombre d’inséminations artificielles dernières (non suivies d’une autre IA, donc sous-entendant en général une fécondation réussie) a bondi à partir d’août 2025 », et qu’en cumul il y a plus d’IA en 2025 qu’en 2024. De quoi envisager davantage de naissances dans les semaines à venir. Mais il pourrait advenir des accidents de reproduction et de gestation, prévient l’Idele, ce qui est vraisemblable au vu des conditions climatiques actuelles. Par ailleurs, les fortes chaleurs pourraient aussi miner la santé des animaux nés ces derniers jours, et vont aussi conduire à une prudence extrême des acheteurs et des complications pour le transport.