Les prix de la poudre de lait sur une tendance plus ferme
Après un glissement à l’automne alors que le niveau élevé de la collecte pesait sur le marché, les prix de la poudre de lait tendent à se raffermir doucement ces dernières semaines, avec un regain d’intérêt pour l’origine UE sur le marché mondial.
Après un glissement à l’automne alors que le niveau élevé de la collecte pesait sur le marché, les prix de la poudre de lait tendent à se raffermir doucement ces dernières semaines, avec un regain d’intérêt pour l’origine UE sur le marché mondial.
À 2 130 €/tonne, la cotation Atla de la poudre de lait écrémé s’affiche, en semaine 4, à un plus bas sur les cinq dernières années. Elle se situe notamment 15 % sous son niveau de l’an dernier même date. Pour autant, elle retrouve un niveau plus vu depuis fin septembre 2025, avec un raffermissement depuis le mois de novembre.
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Regain de demande export en poudre de lait
Les opérateurs rapportent une demande un peu plus présente, que ce soit à l’export ou sur le marché intérieur. En effet, l’origine UE se montre compétitive, avec des offres en moyenne à 2 399 $/t mi-janvier, contre 2 550 $/t pour l’origine Océanie et 2 754 $/t pour l’origine États-Unis. De quoi raviver l’intérêt des importateurs, notamment du Proche-Orient.
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Néanmoins, le jeu des taux de change inquiète puisque l’euro tend à se renforcer face à un dollar affaibli par la politique Trumpienne.
La demande intérieure plus présente en poudre de lait
Sur le marché intérieur, la demande est aussi mieux orientée. Un des facteurs de dynamisme pourrait être la baisse du cacao, dont les cours mondiaux ont chuté de plus de 60 % en un an et atteignent le plus bas niveau depuis 2022. Or les industriels du chocolat sont un débouché important pour la poudre de lait européenne. Ainsi le chocolat au lait et le chocolat blanc doivent contenir au moins 14 % de lait, la plupart du temps sous la forme de poudre de lait. Un chocolat au lait « extra » contient lui au moins 18 % de lait.
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