Les clés d'une méthanisation vertueuse

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Aujourd'hui en France, environ 600 méthaniseurs agricoles (individuels à la ferme et collectifs d'agriculteurs) sont en fonctionnement en 2020, sur un total de près de 800 méthaniseurs, avec les unités agricoles, d'industriels et de collectivités. 1 335 unités seraient en projet, tous méthaniseurs confondus. L'injection de biométhane dans le réseau de gaz concernerait 1 085 projets, et la cogénération (moteur fonctionnant au biogaz qui produit de la chaleur et de l'électricité) 250 projets.

Cet emballement a été provoqué par le projet de baisse importante du tarif d'achat du biométhane issu de la méthanisation injecté dans le réseau gazier. Au 20 septembre, on ne connaissait pas encore les nouveaux tarifs. En outre, le nouveau mécanisme d'accès au tarif défavoriserait les sites agricoles de petite et moyenne taille. Cet emballement ne doit pas faire courir le risque d’un montage de projets peu cohérents. Ces dernières années, les attaques contre la méthanisation se sont déjà multipliées de la part de riverains et d'éleveurs, face aux pollutions provoquées par certaines unités.

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Les critiques visent aussi les unités trop dépendantes de cultures, et celles qui n'ont pas sécurisé leurs approvisionnements en coproduits et déchets. Lorsque la sécheresse réduit les rendements et les disponibilités, elles font monter les enchères sur les fourrages et coproduits nécessaires aux éleveurs. « Cela jette l'opprobre sur toute la méthanisation, alors que la majorité sont de beaux projets sur les plans environnemental et social », regrette Jean-Marc Onno, coprésident de l'Association des méthaniseurs de France.

Ce dossier rappelle que la méthanisation agricole peut être agroécologique, que l'unité soit petite, moyenne ou très grande, comme dans notre dernier reportage. L'Institut de l'élevage montre que la petite méthanisation peut être rentable. Enfin, un petit collectif en Loire-Atlantique réalise un joli cycle de vie, en récupérant le CO2 généré par la méthanisation pour le valoriser dans les serres des maraîchers partenaires du projet.

 

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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