Oenologie Inter-Rhône veut donner priorité à l´élevage des vins

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L´interprofession de la vallée du Rhône veut s´attaquer à un programme ambitieux : améliorer l´élevage des vins de la région. Et pour améliorer, encore faut-il bien connaître les pratiques en vigueur. Inter-Rhône s´est donc lancé dans une étude sur « a réalité des pratiques d´élevage dans la Vallée du Rhône », avec enquête auprès de 400 caves particulières et coopératives (sur 1 400) et suivi précis de plus d´une centaine de caves.

Une place mineure pour l´élevage sous bois
Le dépouillement révèle quelques surprises. Ainsi l´élevage sous bois n´occupe qu´une place mineure : il ne concerne qu´à peine 2 % de la production totale des caves coopératives et 13 % de celle des caves particulières. Par contre, il intéresse la majorité des élaborateurs : environ 60 % des caves élèvent une partie de leurs rouges sous bois. La tendance est à l´utilisation de fûts usagés (jusqu´à 4 vins), de chêne français (seulement 10 % des caves utilisent du chêne américain ou européen), et de chauffe moyenne (pour plus de 70 % des caves).
La majorité des vins est donc stockée en cuves après vinification. Stockée mais pas toujours élevée. Ainsi, en cave particulière, 35 % des rouges conservés en cuve plus de 6 mois ne font pas l´objet d´une démarche d´élevage. Pour les blancs, la proportion dépasse les deux tiers. Elle augmente un peu en cave coopérative. La micro-oxygénation des rouges se développe, plus de 10 % des Caves particulières seraient équipées. Quant à l´élevage sur lies, il reste confidentiel. Il concerne surtout les vins blancs, qui ne représentent que 4 % de la production régionale. Question équipement, la moitié des caves n´est pas équipée en thermorégulation.

Il y a donc du pain sur la planche pour les oenologues. « Nous avons d´abord des progrès à faire sur la climatisation des caves, commente Nicolas Constantin, oenologue conseil à Inter-Rhône. Nous allons également encourager l´élevage sur lies des blancs pour leur apporter davantage de complexité et d´arômes. Pour les rouges, la tendance est à la baisse de l´élevage sous bois. La micro-oxygénation a sans doute de l´avenir. Elle affine les tanins du vin, ce qui correspond au goût actuel du consommateur. »
Le défi est à relever pour améliorer encore la qualité des vins.

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