Fraise, priorité au matériel végétal

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Les exigences en matière de plants de fraise grandissent encore face aux pressions sanitaires et au manque de solutions pour les combattre, au changement climatique et à la montée des coûts de production. Crédits : © C. Gerbod

L’importance du plant pour la qualité et rentabilité de la future production de fraise est une évidence. Mais les exigences grandissent encore face aux pressions sanitaires et au manque de solutions pour les combattre, au changement climatique et à la montée des coûts de production. Sans parler du consommateur qui veut de la qualité et du goût mais arbitre aussi en fonction de son porte-monnaie.

« Il y a énormément d’attentes sur le matériel végétal. Il faut des variétés adaptées à une multitude de stratégies avec différents modèles qui peuvent fonctionner », cadre Florentin Boiziot, responsable Service technique et développement de Rougeline.

Choisir des variétés résilientes aux bioagresseurs ; pouvoir équilibrer les choix variétaux à l’heure où la gariguette est encore la star même à 50 ans ; disposer de variétés opérationnelles sur le créneau de la ronde standard… ce sont quelques-uns des nombreux défis à relever pour les acteurs de la filière fraise.

Et avec l’innovation des fraises hybrides de nouveaux questionnements apparaissent avec ce qu’elle suppose de rupture dans le schéma de production actuel.

La création variétale au coeur du dynamisme de la filière

« Par rapport à la concurrence, la fraise française a besoin de garder du gustatif pour se démarquer », prévient Elora Pujol, responsable de développement variétal fraise à Invenio.

Les attentes variétales sont d’autant plus fortes que la création variétale a été déterminante pour hisser la production de 50 000 tonnes à 75 000 tonnes en quinze ans et atteindre un taux d’autoconsommation de 50 % malgré la féroce concurrence étrangère.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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