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Comment mieux maîtriser le puceron cendré du pommier

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Bertrand Alison, ingénieur CTIFL. « Les producteurs sont prêts, et en attente de produits de biocontrôle performants et de démonstration de l'efficacité des plantes de service. » Crédits : © Apasec

Le programme multi-partenarial Simpa a pour objectif de « maîtriser les pucerons en arboriculture avec des leviers agroécologiques en tenant compte du contexte pédoclimatique et des systèmes de culture ». Ce projet Casdar sur la période 2021-2024 vise notamment à identifier et évaluer l’efficacité d’alternatives agroécologiques comme les plantes de service, les extraits végétaux et les produits de biocontrôle pour lutter, entre autres, contre le puceron cendré du pommier, Dysaphis plantaginea. Et ainsi limiter le recours aux insecticides.

« L’année 2021 a été très difficile pour la maîtrise du puceron. Les résultats quant aux produits de biocontrôle sont relativement moyens en termes de fréquence des attaques et de présence des pucerons, avec toutefois une moindre intensité d’infestation. Pour l’heure, les produits de biocontrôle semblent donc être moins pertinents que la stratégie de référence en agriculture biologique », a souligné Bertrand Alison, ingénieur CTIFL, à l’occasion de la séance Arbo proposée par la Sefra, station d'expérimentation de la Drôme spécialisée sur les fruits à noyau, en octobre dernier.

Chute précoce des populations de pucerons

En 2022, des essais ont été réalisés en laboratoire sur des extraits de plantes, avec notamment des résultats intéressants en termes de répulsion (huile essentielle de thym et de menthe poivrée) et de biocide (huile essentielle de lavande). Ces essais, transposés ensuite en vergers, ont permis de confirmer l’efficacité intéressante des extraits de plantes.

 

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Par ailleurs, l’introduction dans le verger de plantes de service aux propriétés répulsives ou perturbant le développement des pucerons, a été expérimentée. « Ici, l’idée est de créer un environnement défavorable au printemps et à l’automne afin de réguler la population et d’alléger les stratégies de protection », a prévenu l’ingénieur d’expérimentation. Ainsi, les plantes de service (œillet d’Inde, romarin) ont présenté un effet positif par rapport à la modalité témoin, sans plantes de service. « La chute des populations est plus précoce en cas de présence de romarin », a souligné Bertrand Alison.

Une infestation plutôt faible

Certaines variétés (comme la pomme Opal®) semblent aussi plus sensibles que d’autres (comme la variété Story®) aux attaques de ce ravageur. « Les résultats sont plutôt encourageants. Cependant, il faut les nuancer cette année puisque nous avons globalement eu une infestation plutôt faible », a informé l’ingénieur. En cours, le projet Simpa permettra également de confronter les résultats des différents partenaires et d’établir une analyse économique.

« Nous avons aussi réalisé auprès des producteurs une enquête pour connaître les freins et les attentes à l’utilisation du biocontrôle et à la mise en place des plantes de service. Les premiers retours ont permis de ressortir deux points intéressants : l’efficacité attendue des produits de biocontrôle avec un enjeu de performance et l’intérêt d’installer des plantes de service si l’efficacité est démontrée. Cela montre que les producteurs sont prêts », a conclu Bertrand Alison.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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