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SÉCURITÉ AU TRAVAIL
Alliance Océane & Charcutière signe pour la sécurité routière

Comme plusieurs groupes agroalimentaires de Sarthe, Alliance Océane & Charcutière a signé la charte pour la sécurité des salariés sur la route. Un volet complémentaire pour l’entreprise qui organise chaque année en septembre un mois de la sécurité et de la santé au travail.

Pierre Hebert, directeur général d'AO&C (à gauche), et Bernard Meyzie, directeur départemental ddes territoires e la Sarthe (à droite), signent la charte d’engagement pour la sécurité des salariés sur la route.
Pierre Hebert, directeur général d'AO&C (à gauche), et Bernard Meyzie, directeur départemental ddes territoires e la Sarthe (à droite), signent la charte d’engagement pour la sécurité des salariés sur la route.
© Yanne Boloh

Prêter attention aux nouveaux panneaux de signalisation, connaître les règles de circulation des trottinettes électriques, tester la manière dont la fatigue ou l’alcool perturbe les réflexes, réfléchir aux risques sur les trajets du quotidien qui concentrent un nombre important d’accidents… autant de questions auxquelles les salariés d’Alliance Océane & Charcutière (AO&C, distributeur des marques Bordeau Chesnel, Coraya et Saint Agaûne) étaient invités à s’interroger durant le mois de septembre.

« Les accidents de la route sont la première cause de mortalité des salariés, et plus de 30 % des accidents impliquent au moins un usager en déplacement professionnel », prévient Bernard Meyzie, directeur départemental des territoires de la Sarthe. Il est venu signer la charte d’engagement pour la sécurité des salariés sur la route au siège de l’entreprise qui rejoint ainsi les vingt-trois sociétés sarthoises déjà signataires, dont plusieurs groupes agroalimentaires.

La charte, nationale, comporte sept engagements qui vont de l’intégration de moments de repos dans le calcul des trajets à la sobriété au volant, en passant par l’incitation à bien s’équiper pour les salariés conducteurs de deux-roues.

Plus de 30 % des accidents impliquent au moins un usager en déplacement professionnel

Cette signature est intervenue dans le mois de la sécurité et de la santé au travail qu’AO&C, filiale de Savencia Gourmet, organise chaque année en septembre, depuis 2009, dans le cadre de son programme « La sécurité, c’est notre affaire ». Un mois au cours duquel l’entreprise organise des ateliers et des actions avec le concours d’intervenants extérieurs tant au siège du Mans (150 salariés), dont de nombreux commerciaux toujours sur les routes, que dans les usines (600 salariés).

Si le thème majeur de l’année était la sécurité routière, le programme touche, comme chaque année, les différents secteurs.

Un escape game pour de nouveaux réflexes

Les salariés de l’usine Bordeau Chesnel d’Yvré-l’Évêque ont, par exemple, participé à un escape game pour développer de nouveaux réflexes pour réduire les accidents dans une entreprise fictive « Secumik ». « L’objectif est d’identifier les situations et les facteurs de risque, de réfléchir avant d’agir, de réagir de manière adaptée en toutes circonstances (modes dégradés, urgences…) et de mettre en pratique les bons réflexes pour prévenir les accidents », explique Nathalie Verrier-Seclet, responsable des affaires réglementaires et de la RSE.

« Notre objectif est de n’avoir aucun accident grave ni d’accident avec arrêt. Le taux de gravité et le nombre d’arrêts de travail ont baissé depuis que nous avons lancé notre plan sécurité, il y a douze ans, mais pas encore au niveau ni à la vitesse que nous souhaitons. Chaque investissement industriel comporte une part liée purement à la sécurité, mais les salariés doivent aussi être sensibilisés pour modifier leur comportement. L’organisation du travail comporte aussi des changements de poste pour éviter la routine qui, comme pour les trajets du quotidien, endort la vigilance », résume Pierre Hebert, directeur général d’AO&C.

Anne-Marie Guerier, « sortir du fatalisme de l’accident »

Infirmière salariée d'AO&C depuis quatorze ans, Anne-Marie Guerier assure le suivi médical des salariés face aux risques professionnels, mais aussi des missions d’éducation et de prévention. Dès l’intégration des nouveaux salariés, elle leur présente les dix règles d’or de la sécurité, construites métier par métier. « En 2005, le groupe Savencia s’est emparé des questions de sécurité pour rattraper son retard. Maintenant, nous travaillons sur les presque-accidents pour établir l’arbre des causes et rectifier avant que quoique ce soit n’arrive. Ainsi, nous avons pu sortir du fatalisme de l’accident », confie Anne-Marie Guerier. Le comité « incident », hebdomadaire, épluche toutes les remontées de terrain qui passent par la hiérarchie, par l’infirmière ou par des fiches de rapport de quasi-accident. « Installer une réelle culture de la sécurité, ça fonctionne », conclut l’infirmière.

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