Volaille : la canicule aurait entraîné la perte de 1 % du cheptel national
L’épisode caniculaire de la semaine dernière a entraîné des pertes considérables dans les élevages de poulets de dindes dans le Grand Ouest. Les professionnels de la filière anticipent des soucis d’approvisionnement.
L’épisode caniculaire de la semaine dernière a entraîné des pertes considérables dans les élevages de poulets de dindes dans le Grand Ouest. Les professionnels de la filière anticipent des soucis d’approvisionnement.
2 à 3 millions de volailles seraient mortes de la canicule qui a touchée la France en semaine 26, soit 1% du cheptel national, selon les premières estimations des interprofessions.
Les pertes de volaille à cause de la canicule en cours de chiffrage
« Le chiffrage est en cours, afin d’obtenir des informations précises sur les conséquences » explique Yann Nédélec, directeur de l’interprofession des volailles de chair, ANVOL. Les impacts liés à la mortalité des volailles et aux pertes économiques se feront ressentir lors des prochaines semaines. La Normandie, la Bretagne et des Pays de la Loire sont les régions les plus touchées par la surmortalité des volailles. « En Bretagne, il y a plus de 6 600 tonnes de voalilles mortes depuis le début de la canicule » informe le ministère, qui juge qu'au total, pour le moment, les pertes seraient inférieures à 1 % du cheptel national.
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En 2003, cinq millions de dindes et de poulets avaient succombé de la chaleur, soit 2% du cheptel national.
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Déjà des tensions d’approvisionnement en poulet
« Tous les modes d’élevage (conventionnel, biologique et Label Rouge) ont été touchés par les dégâts de la canicule » exprime Yann Nédélec. Les abattoirs manquent déjà de marchandises et sont limités en fonction des arrivées des exploitations agricoles.
« Tous les modes d’élevage (conventionnel, biologique et Label Rouge) ont été touchés »
À Rungis, les opérateurs interrogés la semaine dernière notaient déjà un ralentissement des arrivages. Un transporteur de volaille évoquait « des stocks faussés avec un marché très instable ». Les distributeurs manifestent une inquiétude croissante concernant l'approvisionnement en volailles pour les semaines à venir, alors que les plannings des abattoirs vont être bouleversé.
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