Volaille : les mentions « Fermier, élevé en plein air » et « Fermier, élevé en liberté » restent protégées par l’UE
La Commission européenne publie la mise à jour de ses normes de commercialisation de la volaille et du foie gras, qui renforce la protection des allégations selon l’Anvol.
La Commission européenne publie la mise à jour de ses normes de commercialisation de la volaille et du foie gras, qui renforce la protection des allégations selon l’Anvol.
Avec Agra
La Commission européenne a publié, le 17 février au Journal officiel de l’UE, son règlement délégué et son règlement d’exécution modernisant les normes de commercialisation pour la viande de volaille et le foie gras. Ce règlement entrera en vigueur au vingtième jour de sa publication, soit le 9 mars.
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Maintien des mentions facultatives pour les volailles de chair
Comme prévu dans la version d’octobre, les cinq mentions réservées facultatives existantes en volaille de chair sont maintenues : « élevé à l’intérieur – système extensif », « sortant à l’extérieur », « fermier – élevé en plein air », « fermier – élevé en liberté » et la dernière liée à l’alimentation (« alimenté avec… % de… »). Le texte ouvre néanmoins la porte à l’utilisation par les États membres « de termes autres » qui devront être notifiés à la Commission européenne en amont.
« On ne peut pas vendre un poulet élevé à l’intérieur sur fond de champ verdoyant »
Le Synalaf se félicite de la mise à jour
Pendant la conférence de presse d’Anvol le 18 février, le président du Synalaf (volailles et œufs sous labels) Benoît Drouin a salué la protection des « mentions réservées facultatives » procurée par un règlement délégué européen « très attendu », publié la veille au JO de l’UE sur les normes de commercialisation de la volaille. Ces mentions, en particulier « Fermier, élevé en plein air » et « Fermier, élevé en liberté » sont strictement conditionnées. « Elles sont protégées non seulement dans les écritures mais aussi dans tout ce qui est visuel dans les publicités, les tracts, les étiquettes… », a-t-il souligné. Avant la conférence l’élu sarthois avait donné un exemple à Agra Presse de l’impossibilité de tromper le consommateur : « on ne peut pas vendre un poulet élevé à l’intérieur [d’un bâtiment] sur fond de champ verdoyant ».
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Pas de relèvement des teneurs en eau de la volaille
Alors que le sujet des limites de teneur en eau dans la viande de volaille avait suscité des craintes parmi les ministres de l’Agriculture (l’Allemagne en tête) mais également au sein de l’hémicycle européen, la Commission européenne a décidé de ne pas modifier son texte et donc, de ne pas relever les taux. A l’occasion du Conseil Agriculture de janvier, le commissaire Christophe Hansen avait indiqué être prêt à revenir sur les discussions relatives à ces limites « lorsque des preuves scientifiques solides seront disponibles ». Un comité d’experts en matière de contrôle de la teneur en eau de la viande de volaille doit se réunir le 24 février à Bruxelles.