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Vieillissement de la population : quel impact pour la consommation alimentaire ?

Alors que le solde naturel de la France est devenu négatif en 2025, le vieillissement de la population redessine les cartes de la consommation et des besoins. Les seniors, adeptes des produits frais traditionnels, y consacrent une partie importante de leurs dépenses alimentaires.

couple de retraités dans un rayon du supermarché
Les entreprises de l'alimentaire doivent s'adapter à des consommateurs vieillissants
© Virginie Pinson

Il y a eu 6 000 décès de plus que de naissances en France en 2025, selon l’Insee. C’est la première fois en 80 ans que la France affiche un solde naturel négatif. Le nombre de naissances a diminué de 2,1 % par rapport à 2024 et, à 1,56 enfant par femme, le taux de fécondité est au plus bas depuis 1917.

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Le vieillissement de la population, une opportunité pour certains produits alimentaires

Les seniors représentent aujourd’hui 29 % des acheteurs en produits de grande consommation et frais libre service (PGC FLS), faisant d’eux le premier segment de consommateurs. Les marques doivent donc adapter leur offre avec des produits faciles à ouvrir, légers et dotés d’un packaging lisible évoquait ainsi Nielsen l’an dernier. La demande en petites portions augmente également, car 95 % des foyers seniors comptent une ou deux personnes.

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Les seniors, premiers sur les produits frais

Les seniors sont surreprésentés dans la consommation de produits frais, puisque les ménages avec une personne de + de 55 ans pèsent 57,1 % des dépenses de la catégorie. 

Les plus de 65 ans achètent beaucoup plus que la moyenne des Français des fruits et légumes frais (indice 136 contre un indice 100 pour la moyenne nationale), des viandes fraîches au rayon trad (indice 125), de la charcuterie au rayon trad (indice 180) et du fromage trad (indice 150), selon Baromètre de l’Alimentation des Seniors à Domicile 2025 réalisé par Kantar. Ils apprécient des repas plus structurés que la moyenne des Français, avec une organisation « entrée plat fromage dessert » bien plus prononcée que la moyenne nationale. Par exemple, 34 % des seniors prennent une entrée au déjeuner, contre 21 % de la population, 50 % un plateau de fromage contre 33 % pour la moyenne et 78 % un dessert contre 67 % pour la moyenne. Au quotidien, le déjeuner fait-maison est plébiscité par 88 % des seniors, tandis qu’ils simplifient le diner et y apprécient des solutions plus pratiques. 

Lire aussi : Agroalimentaire : « Les industriels sont plus enclins à innover, les distributeurs à référencer et les consommateurs à se laisser tenter »

Mais il ne faut pas négliger non plus leur consommation type snacking puisqu’un senior autonome sur trois prend un gouter, et ce taux monte à 55 % chez ceux qui ont besoin d’aide. 

Les seniors vigilants sur l’origine des aliments

25 % de leurs dépenses alimentaires se font par ailleurs sur la consommation responsable (bio, local, équitable, environnement…) contre 10 % pour le reste de la population, selon des données 2022 de Kantar. La provenance reste un marqueur typique de qualité aux yeux des seniors, et c’est d’ailleurs un frein qui ls décourage de recourir au portage à domicile selon l’enquête Worldpanel. 

Lire aussi : Alternatives végétales aux produits laitiers : où en est la consommation ?

Quelles conséquences de la baisse des naissances pour la consommation alimentaire ?

Le marché de la nourriture infantile est en déclin depuis 2015, en raison de la natalité déclinante, rapporte FranceAgriMer. Entre 2012 et 2024, les volumes de lait maternisé et de petits pots achetés ont reculé respectivement de 15 % et de 35 %. À noter la résistance des ventes de petits pots bio. Et au sein d'un foyer, le nombre d'enfants diminue comme l'explique Nielsen ; en seulement 5 ans, le nombre de familles de plus de 5 membres, acheteuses de produits de grande consommation, a fondu de presque 10%. Les achats en valeur de ces foyers ont chuté de 8 %. Le nombre de foyers de 4 personne a aussi reculé de 7,9 %. Dans le même temps, le nombre de foyer d'une seule personne a bondi de 11 % et leurs achats en valeurs ont grimpé de 31 %. 
 

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