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Viande : comment ont évolué les achats des ménages en 2021 ?

Les achats des ménages étaient en reflux en 2021, après s’être accrus pendant la pandémie, ils ont retrouvé des niveaux semblables à 2019.

Le bœuf et le veau représentent 60 % de l'activité.
© T. G.

Les achats de viandes étaient globalement en recul en 2021, selon FranceAgriMer. Pour les volumes de viandes de volailles fraîches et les élaborés de volaille, la baisse était évaluée à 6,2%. En 2020, à la suite de la pandémie, une part importante des volumes de viandes consommées hors domicile s’était reportée sur les achats des ménages. La réouverture de la restauration en 2021 a inversé le mouvement. Les achats des ménages de viande ont retrouvé la tendance baissière observée sur les cinq années antérieures à la pandémie.

Consommation de viande de volaille à domicile, l’exception du confinement

La consommation de viandes et élaborés de volaille à domicile a diminué de 6,2% en 2021 sur un an. Elle suit la tendance baissière de 2013. La consommation de canard a affiché la chute la plus marquée (-20,1%) dans un contexte de manque de disponibilité dû à l'épizootie d’influenza aviaire. La consommation de viande de dinde était également baissière en 2021 (-9,3%). La consommation de viande de poulet enregistre le recul le plus faible (-6,4%).  

Le choix de la praticité

Les ménages ont privilégié les produits plus pratiques comme les élaborés et les découpe de volaille, plus pratiques. Ces produits ont enregistré une baisse de la consommation moins marquée que les volailles fraîches entières. La consommation des segmentent élaborées s’était faiblement amoindrie (-2,6%). Parmi les élaborées, les panés frais et surgelés ont réussi à maintenir leur croissance (+2,6%).

Reflux de la consommation des viandes sous signes de qualité

Les produits sous signes de qualité (label rouge, certifié et biologique) ont connu une baisse dans les volumes achetés par les ménages, pour la seconde année consécutive.

Moins d’achats de viande bovine

Les achats des ménages en viande bovine se sont estompés de 4,7%. La consommation de viandes bovines hors élaborés s’est réduite de 4,1%. Les viandes à bouillir ou à braiser ont reculé de 10%. Les achats en volume de produits élaborés de viande de boucherie ont également connu un net déclin (-4,8%) en 2021. Celles à griller de 2,1%. Ce reflux concerne essentiellement la viande hachée et la saucisserie.

Des prix en hausse

En revanche, le recul de la consommation des ménages, en volume, n’a pas engendré une baisse du prix moyen d’achat. Ce dernier a légèrement progressé, d’une façon plus marquée pour les viandes de boucherie (+ 1,1%). Le prix moyen d’achat d’une viande de boucherie était de 11,50 €/kg en 2020. Celui de la viande hachée bovine est reparti à la hausse (+2,8%), celui du jambon et des autres charcuteries (hors volaille) a augmenté de 0,8%.

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