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Services d’inspection vétérinaire en abattoirs : Comment recruter et garder des candidats ?

Le conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux décrypte, dans un rapport, les faiblesses des services d’inspection vétérinaire en abattoirs et s’attache à comprendre comment, en améliorant l’attractivité des métiers, les filières viandes s’en trouveraient renforcées.

Les services vétérinaires d'inspection sont des maillons essentiels, mais en sous-effectifs
© Virginie Pinson

L’inspection sanitaire en abattoir « est un maillon essentiel dans le dispositif de sécurité sanitaire de l’alimentation, dans la surveillance des maladies animales et dans le contrôle du respect des règles de bientraitance des animaux lors de leur abattage », écrit le conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER). Or il y a actuellement 150 postes d’auxiliaire officiels et 66 de vétérinaires officiels vacants, pour 1746 agents en poste. Les recrutements sont difficiles, comme la fidélisation, avec « une augmentation des démissions ou des mobilités rapides ».

Lire aussi : Contrôle par vidéo en abattoir : un bilan positif de l'expérimentation

Des services d'inspection surmenés, des risques réels

Le CGAAER rappelle que si les conditions de travail des agents des services vétérinaire ne leur permettent pas de réaliser leur mission correctement, les risques de retombées économiques et médiatiques y compris à l’international sont importants, ainsi que les risques de contentieux avec l’Union européenne pour non-respect de la réglementation.

Lire aussi : Le Comité national d’éthique dessine l’abattoir de demain

Stopper la spirale négative

Le CGAAER a été missionné pour conduire des entretiens avec les parties prenantes, comparer la situation concernant le recrutement et la rémunération des agents des services d’inspection vétérinaire dans d’autres pays et étudier le recrutement des contractuels dans d’autres ministères. 

Les pistes du CGAAER pour augmenter l’attractivité des métiers des services vétérinaires

  • Reconnaître la pénibilité du travail : pour que les agents puissent bénéficier d’un départ en retraite anticipé 
  • Permettre l’accès aux postes de vétérinaires officiels contractuels en abattoirs à des vétérinaires étrangers ressortissants de l’Union européenne titulaires d’un diplôme d’un établissement l’enseignement vétérinaire accrédité d’un autre Etat membre.
  • Revaloriser rapidement le référentiel de rémunération des vétérinaires inspecteurs non titulaires à temps complet, pour que le salaire soit comparable à celui en cabinet. 
  • Accroitre le nombre d’apprentis dans les services vétérinaires d’inspection 
  • Dégager des budgets de communication à destination des candidats potentiels

Lire le rapport complet

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