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Salon de l’agriculture : cinq choses à savoir sur l’édition 2023

Le salon de l’agriculture va rouvrir ses portes à la fin du mois. Marc Fesneau, Jean-Luc Poulain et Valérie Le Roy se sont exprimés sur cette édition 2023 à l’occasion d’une conférence de presse. Ce qu’il fallait en retenir.

Ovalie, de la race Salers, sera l'égérie de cette édition 2023
© P.Parchet / Sia 2023

Le 59e  salon international de l’agriculture (Sia) s’apprête à ouvrir ses portes du 25 février au 5 mars à Paris, au parc des expositions de Porte de Versailles. L’occasion pour le monde agricole d’ouvrir ses portes au grand public. Voici cinq choses à savoir sur les particularités de cette édition à venir :

  1. « L’agriculture : le vivant au quotidien » sera la thématique de ce Sia 2023. Avec un enjeu de souveraineté alimentaire plus que jamais au cœur des débats, les filières agroalimentaires veulent montrer le rôle qu’elles jouent le vivant. « L’an dernier, le salon a commencé le lendemain du début de la guerre en Ukraine, nous rappelant des problématiques que nous avions oublié, comme la question des flux alimentaires et les flux d’intrants pour les agriculteurs », indique Jean-Luc Poulain, président du Sia, lors d’une conférence de presse. L’occasion est également belle pour montrer comment l’agriculture évolue entre le souhait du vivant et les souhaits de la société.
  1. Le Sia est une place de marché. Le salon de l’agriculture a une grande dimension professionnelle. L’an dernier, plus de 60 000 visiteurs professionnels en provenance d’une vingtaine de pays différents se sont rendus Porte de Versailles. « Agriculteurs, restaurateurs, métiers de bouche, institutionnels… le salon est un lieu où on fait des affaires », précise Valérie Le Roy, directrice du Sia.
  1. A la rencontre des politiques. « Nous ne sommes pas en année électorale mais nous restons intéressés par la venue des politiques sur le Sia et espérons qu’ils viendront », assure Jean-Luc Poulain. « C’est l’occasion pour le professionnel de l’agriculture ou de l’agroalimentaire de partager ses craintes aux politiques. Les joies et les peines des uns et des autres peuvent influencer les personnalités politiques qui font le déplacement », ajoute-t-il.
  1. La découverte des innovations technologiques. Les visiteurs pourront découvrir, au sein de l’univers agritech, les dernières nouveautés du monde agricole et agroalimentaire. « Il ne faut pas avoir peur de la science et de la technologie », appelle Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire. « Nous avons besoin d’innovation, sur le matériel, la modélisation du dérèglement climatique, sur les variétés végétales… », ajoute-t-il. En France, beaucoup de start-ups se sont développés depuis cinq à sept ans, proposant de nouvelles idées, de nouveaux concepts, de nouveaux outils pour l’agriculture et l’agroalimentaire. « Nous avons réussi à démocratiser le lancement de start-ups. Trouver des fonds pour se lancer n’est pas une difficulté pour ces jeunes entreprises. C’est l’étape d’après qui pose problème, à savoir la montée en puissance de ces start-ups, sur laquelle nous devons les accompagner », souligne Marc Fesneau.
  1. Recruter des travailleurs. « Le renouvellement des générations doit se faire maintenant, alerte Jean-Luc Poulain. Sinon, dans 20 ans, la situation nationale des agriculteurs sera similaire à celle des médecins… ». « Il faut parler aux jeunes qui ne sont pas issus du monde agricole, et faire connaître les éléments de reconversion professionnelle à ceux qui en cherchent, complète Valérie Le Roy. Il faut inverser les courbes, mais pour ça, il faut donner des perspectives de vie et de rémunération à tous ces métiers ».

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