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Qu’est ce qui concurrence l’ultra-frais laitier sur le segment des desserts

L’ultra-frais laitier perd du terrain au moment des desserts explique FranceAgriMer dans son dernier rapport. Les fruits frais, mais surtout l’épicerie sucrée grignotent des parts de marché.

rayon yaourt et ultra frais laitier en hypermarché
Les yaourts ont perdu du terrain pour le dessert entre 2008 et 2022
© Virginie Pinson

Un tiers des desserts achetés par les Français pour leur consommation à domicile était des ultras-frais en 2008, ils ne comptaient plus que pour 30 % des desserts en 2022, rapportent FranceAgriMer. La catégorie « ultra-frais » est composée des yaourts (natures ou aromatisés), fromages frais (faisselles, fromages blancs, petits suisses, etc.) et desserts lactés (crèmes desserts, riz au lait, flans, etc.). Les fruits frais ont gagné un des points perdus, l’épicerie sucrée 1 a gagné les deux autres. Ce sont surtout les yaourts, natures et aromatisés, qui ont reculé. 

Lire aussi : Beurre, crème, lait UHT, fromage : que retenir de la consommation des Français en 2023

L’ultra-frais pourtant bien moins onéreux que l’épicerie

Si l’on considère ces chiffres par le prisme des sommes dépensées, le côté bon marché de l’ultra frais ressort puisqu’il ne comptait que pour 22 % des dépenses en 2008 et 22 % en 2022, une proportion moindre que son poids en volume. 

Lire aussi : Les crèmes glacées françaises s’exportent bien 

Le prix moyen est en effet bien plus élevé pour l’épicerie sucrée (7,56 €/kg en moyenne, largement porté par le prix des chocolats), alors que les prix moyens de l’ultra-frais et des fruits frais se situent autour de 2,87 €/kg calcule FranceAgriMer. 

Age et niveau de vie conditionnent les achats d’ultra-frais

Le détail par catégorie d’âge montre que la consommation d’ultra-frais et de fruits augmente progressivement avec l’âge, les individus de plus de 65 ans en achetant le plus. Le niveau de vie oriente grandement les achats de dessert, notamment ceux de fruits et d’ultra-frais. Un individu avec un niveau de vie aisé achète, en quantités, 2,7 fois plus de fruits et 1,3 fois plus de produits ultra-frais qu’un individu modeste. A l’inverse, la présence d’un enfant de moins de 15 ans induit des achats moins élevés de fruits et de produits ultra-frais.

Lire aussi : Produits laitiers : sur quels segments les ventes progressent en volumes ?

1 La catégorie "épicerie sucrée" regroupe les pâtes de fruits, les fruits confits, le chocolat, les pâtisseries, les gâteaux secs, crêpes et gaufres, les compotes (longue conservation - LC), les crèmes desserts (LC) et les préparations pour desserts. Les glaces (sorbets, crèmes glacées et glaces) sont également comprises dans cette catégorie.

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