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[Prévisions 2022] Poulet : la croissance de la production mondiale revue à la baisse avec la grippe aviaire

La production mondiale de poulet devrait rester stable, la baisse européenne liée à la grippe aviaire étant compensée par la haussé américaine. 

© Pascal Le Douarin

La production mondiale de poulet devrait rester quasi stable cette année, à 100,8 millions de tonnes selon les prévisions de l’USDA. La croissance devrait être freinée par le repli de la production européenne (revue à la baisse de 1,7 % par rapport aux prévisions d’octobre 2021). Mise à mal par l’influenza aviaire la production européenne devrait en effet reculer de 0,6 % sur un an mais serait toutefois compensée par la hausse de la production américaine (+1,64 % à 20,7 millions de tonnes), ce qui contribuera à maintenir la production mondiale stable d’une année sur l’autre. 

Record au Brésil 

 Par ailleurs, la production brésilienne devrait progresser de 1,7 % sur un an pour s’afficher à un niveau record de 14,8 millions de tonnes, soutenue par une bonne demande intérieure et un marché de l’export florissant. Pas de changement de prévisions de la production chinoise qui devrait rester à 14,3 millions de tonnes, en repli de 2,7 % sur un an. Les grandes entreprises intégrées seraient capables de résister à la baisse des prix grâce à la rentabilité des couvoirs et des maillons de transformation.  

Hausse des échanges mondiaux 

Les exportations de poulet devraient rester toniques et progresser de 2,6 % sur un an à 13,4 millions de tonnes.  Malgré le ralentissement de la demande chinoise, le Brésil devrait consolider sa place de premier exportateur mondial de poulet en accroissant ses envois de 2,4 % par rapport à l’an dernier pour un record de 4,3 millions de tonnes. Grâce à une demande dynamique de leurs principaux débouchés (Mexique, Cuba et Angola), les États-Unis devraient augmenter leurs expéditions d’environ 1 % à 3,4 millions de tonnes. La pénurie de main d’œuvre en raison de la pandémie en Thaïlande perturbe l’activité industrielle. L’USDA revoit donc à la baisse ses estimations pour les envois thaïlandais (- 4.95 % par rapport à l’estimation d’octobre). Minées par un contexte épizootique difficile, les exportations européennes sont revues en baisse de 1,9 % à 1,79 millions de tonnes, tandis que les importations sont revues en  hausse de 4 % à 635 000 tonnes. 

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